mardi 4 mai 2010
Par Nicolas le mardi 4 mai 2010, 23:52 - Personnel
J'ai relu plusieurs fois ces notes, je n'avais pas eu autant d'empathie que
ce soir pour ce moi passé depuis longtemps. Il m'a fait pleuré, ce jeune
imbécile qui espérait trouver l'amour. Il me ressemble tellement. C'était il y
a trois ans. Je n'arrive plus à m'attacher de la même façon mais j'ai conservé
la même radicalité. Celui qui frôlait l'autodestruction est toujours là, il a
attendu les heures sombres pour refaire surface.
Nicolas, je te présente Nicolas. Vous allez encore passer quelques années
ensemble. Essaie de ne pas trop faire attention à lui, il risquerait de te
faire du mal. Par contre, tu peux le laisser écouter ses sentiments, il ne se
trompe que rarement, c'est quand il finit par se taire complètement que tu fais
le con.
Par Nicolas le mardi 4 mai 2010, 19:22 - Personnel
Je n'ai jamais su faire les choses à moitié avec mes sentiments. Je ne me
livre pas ou je me donne entièrement, exagérément, au delà des limites de
l'acceptable. Je me suis brulé les ailes quelques fois, j'en souffre
régulièrement, parfois le temps d'une passade, parfois de long mois.
Je ne veux pas le changer malgré tout le mal qui en résulte, c'est une part
de moi. Celle qui fait que les sentiments emportent tout le reste., que dans
ces moments là, seul leur évolution rythment ma vie. Je tente tout au plus de
la maitriser, de réduire son emprise. C'est ce qui me permet de stopper les
larmes quand je doute, de reprendre mon souffle quand j'angoisse. Il ne faut
pas m'en vouloir, j'ai découvert l'amour à 29 ans, je n'avais plus assez
d'innocence pour faire face à un sentiment si intense. Depuis, même ce qui m'y
fait penser me fait chavirer.
dimanche 2 mai 2010
Par Nicolas le dimanche 2 mai 2010, 17:19 - Écriture
Courant 2009, une ami m'avait encouragé à écrire après avoir lu ce carnet.
J'avais ce projet qui trainait dans un coin de ma tête depuis un bout de temps,
cette histoire qui avait informellement pris corps avec le temps. Je m'y étais
lancé à corps perdu pendant l'hiver, avant de relâcher un peu l'effort.
J'ai toujours été un très mauvais juge de mes écrits. J'ai besoin de votre
aide, de vos remarques. Pour beaucoup, même si je ne vous ai pas beaucoup
croisé, j'ai assez partagé avec vous pour avoir confiance en vous, merci d'être
là. Tout ça sera protégé par un mot de passe, ce qui est complètement
incohérent vu que c'est beaucoup moins personnel que ce que j'ai déjà écrit
ici, mais je me sens encore moins sûr de moi quand il s'agit de fiction et de
tenter réellement de soigner son écriture. Si ça vous intéresse, faites moi
signe.
samedi 31 octobre 2009
Par Nicolas le samedi 31 octobre 2009, 22:46 - Personnel
Il m'arrive parfois de penser à elle de longs instants, d'essayer de deviner
ce qu'elle fait, de me dire que quoi que ce soit, je serais mieux avec elle que
là. Que bordel, les moments qu'on a partagé valent mieux que tous les autres.
Aujourd'hui, sur la route, j'y ai pensé. En écrivant, aussi. Je n'aurais pas du
démarrer la lecture de Ghost Days de Syd Matters, c'est doux et tranchant comme
le verre. Me resservir un verre, reprendre l'écriture, faire passer son image
en arrière plan. Putain que c'est pesant certains soirs.
samedi 24 octobre 2009
Par Nicolas le samedi 24 octobre 2009, 00:23 - Personnel
Imaginez une conversation qui vous révèle une parfaite entente avec
quelqu'un. Je ne parle pas de cette impression trop commune de connaître
quelqu'un depuis longtemps au bout de quelques mots échangés, non. Il s'agit
plutôt d'une progression constante et rapide, comme si vous profitiez malgré
tout de toutes les étapes qui vous rapproche de quelqu'un. Comme si
l'appréhension de l'autre se faisait aussi rapidement que naturellement. Le
plaisir de découvrir au fil de la conversation ce que vous pouvez ou non vous
permettre de dire, découvrir avec plaisir que cela correspond à vos propres
limites. Sentir que ce que vous partagez est plus fort que tout ce que vous
aviez pu rencontrer auparavant.
Ajoutez à cette complicité naturelle une beauté sans faille, de celles qui
sont sublimées par l'innocence de leur propriétaire. Comment résister à tout
cela si c'est accompagné de qualités humaines certaines, comme cette
gentillesse qui pousse à faire plaisir gratuitement, à avoir peur de faire mal
et de décevoir ou encore cette sincérité sans faille ?
J'ai connu tout cela et je devrais maintenant y renoncer ? Certes, on
pourrait me dire que cela serait plus raisonnable. On pourrait oui, tenter
d'opposer la raison aux sentiments. Je n'ai jamais été doué pour cela. Du bout
des doigts, j'ai effleuré le bonheur. Juste assez pour y goûter et pour
m'accoutumer à cette drogue dure.
Je suis monté si vite et si haut qu'il me sera dur de redescendre. Je suis
sujet au vertige, il me faut du temps pour accepter de descendre et prendre le
risque de tomber.
vendredi 23 octobre 2009
Par Nicolas le vendredi 23 octobre 2009, 23:29 - Personnel
Au détour de mon écoute régulière de la tournée des grands espaces (se
peut-il que qu'après la mort de Bashung, des gens soient encore passés à coté
de ce joyau ?) je retombe sur "Mes Bras". Un extrait sorti du contexte comme
d'habitude, si proche des pensées qui me hantent régulièrement.
Je me tue à te dire Qu'on ne va pas mourir
Sauve toi Sauve moi et tu sauras où l'acheter le courage
Alain Bashung - Mes Bras
Par Nicolas le vendredi 23 octobre 2009, 13:32 - Personnel
Réussir à me relire et à replonger dans les idées noires, voilà longtemps
que ça ne m'était pas arrivé. Les évènements de ces derniers jours ont remué le
fond de mes pensées, le tout est redevenu trouble, tout ce que j’imaginais
avoir laissé définitivement au fond remonte à la surface.
Sans contrôle sur les évènements, les mauvaises habitudes du passé
reviennent. Peu importe le sens de rotation, dans les deux hémisphères, le
siphon vous tire vers le bas. Réfugié artistique, j’abuse de musiques, je
reviens écrire en ces lieux, tout pour m’accrocher et ne pas sombrer.
Il en faudra du temps pour imaginer autre chose que ce qui n’a pas été fait.
Il en faudra des désillusions pour renoncer. Candidats à l'impossible, votre
passeport est validé, vous pouvez embarquer. Il en va des histoires impossibles
comme des charges héroïques ; même si elles ne peuvent s'achever par un
succès, il n’est pas imaginable d’y renoncer. La même phrase type applicable à
tant de situations. Le vague espoir que la campagne finisse par un succès.
Plutôt périr que de sacrifier ses sentiments.
Pardonnez l’obscurité de mes propos, il fallait que tout cela finisse
ailleurs qu’en moi. Piochez-y ce que voudrez, le partager me fait plaisir.
jeudi 22 octobre 2009
Par Nicolas le jeudi 22 octobre 2009, 17:51 - Personnel
Hier, très bonne soirée concert, dans ce petit bar de Metz. L’ambiance est
bonne, la musique également. Tous les éléments sont là pour que je passe une
soirée réussie.
Pourtant, mon cerveau ne cesse de me rappeler que ces moments là, je veux
les partager. Égoïstement, j’ai besoin d'une autre. Il m’est impossible de
profiter pleinement de ces moments seul. Pris dans mes contradictions, je
sortais peu en étant en couple, je dévore la vie seul. Cela rend le plaisir
encore un peu plus amer. J’ai envie de laisser tout cela de coté, de me laisser
porter par la musique. Impossible, son absence me revient en flash. J’aimerais
tant, exactement là, pouvoir échanger avec elle, même d'un simple regard
complice.
La solitude me pèse jusque dans les moments de plaisir.
dimanche 18 octobre 2009
Par Nicolas le dimanche 18 octobre 2009, 00:38 - Personnel
Tous les jours de semaine, ma grand-mère, après le journal de treize heures
de TF1, s'installe dans son canapé usé pour regarder les feux de l'amour. Elle
le faisait déjà quand, petit, je passais certaines journées de vacances chez
elle. La seule chose qui a changé dans son rituel, c'est que mon grand-père
n'est plus là pour siffloter dans son dos pour l'empêcher de suivre
tranquillement le passionnant feuilleton.
Tous les soirs du week-end, après avoir fini une activité sociale
quelconque, je me retrouve tranquillement dans mon lit, accompagné de mon
spleen. Le temps passe, les raisons changent, l'horaire, l'évolution des choses
restent les-mêmes. Je m'y habitue, je sais maintenant que tout prendra fin
lentement avec ce sommeil si difficile à obtenir. Je sais que la musique qui me
tire des souvenirs est un mal nécessaire. Je sais que ce cycle finira par
prendre fin, un jour.
jeudi 8 octobre 2009
Par Nicolas le jeudi 8 octobre 2009, 23:18 - Personnel
Voilà une semaine que je suis en congés, une semaine que je m'active comme
je l'avais rarement fait par le passé pendant mes périodes de repos. Tout
plutôt que de rester immobile. Peu importe si je dois tourner en rond, peu
importe si j'erre sans but, tant que je bouge j'évite de couler.
Les congés ont pris fin, le tumulte de ces derniers jours a laissé place au
calme de ce qui devrait être un repos réparateur. Le résultat est
catastrophique, une sensation de vide et un désert affectif gigantesques. La
sensation physique d'avoir réussi la greffe d'un trou noir en lieu et place de
mon estomac.
La solitude n'est jamais plus pesante que quand les enchantements qui la
rendait supportable prennent fin. La morphine ne fait plus effet, il est tant
de céder sous la douleur.
samedi 19 septembre 2009
Par Nicolas le samedi 19 septembre 2009, 02:03 - Personnel
Il y a un an environ que rien n'était venu troublé le calme de ces lieux. Un
an que je conservais égoïstement en silence tout le bonheur qu'elle m'avait
apporté. Par choix, parce qu'elle ne souhaitait pas le partager, parce que nous
le voulions pour nous. Il m'a toujours semblé plus simple de partager mes
peines que mes joies, cela me convenait donc plutôt bien. Il a fallu que je
remette tout cela en cause pour revenir en parler.
Un an environ à oublier que l'amour pouvait être autre chose que source de
plaisir et de joie, à oublier que l'on peut en souffrir. Un bonheur complet,
total, de ceux que l'on n'ose évoquer sous peine de passer pour un
affabulateur, de ceux que l'on accompagne généralement d'une pointe d'ironie
quand on les évoque, juste pour conjurer le sort et ne pas passer pour un doux
rêveur.
J'ai fini par faire ce qu'il fallait pour y mettre fin, sans réussir à
comprendre pourquoi j'agissais ainsi. J'ai tenté en vain de recoller les
morceaux, de sauver ce qui pouvait encore l'être. C'est malheureusement le
genre d'entreprise que la volonté seule n'arrive pas à achever.
Le déversoir est rouvert, les insomnies sont revenues.
dimanche 14 décembre 2008
Par Nicolas le dimanche 14 décembre 2008, 23:26 - Personnel
Elle est partie pour les fêtes. Le temps de retrouver mes insomnies, de me
rappeler que je ne suis définitivement pas fait pour la solitude, même
passagère.
mardi 5 août 2008
Par Nicolas le mardi 5 août 2008, 18:43 - Personnel
Il est vrai que depuis que j’ai décidé de garder pour moi ce que j’étais en
train de construire, je suis moins prolixe. Parfois, comme aujourd’hui, il
m’arrive de regarder les visites de ce blog. Régulièrement, les moteurs de
recherche envoient quelques âmes égarées en ces lieux. La plupart des mots-clés
laissent ressentir des doutes, une certaine détresse. Ils me laissent penser
qu’échouer ici n’est pas si malvenu pour ces visiteurs. Si certaines histoires
personnelles peuvent trouver une résonance dans mes mots alors tout ce qui a
été écrit ici doit perdurer.
samedi 12 juillet 2008
Par Nicolas le samedi 12 juillet 2008, 00:22 - Personnel
Il y a longtemps que je n'ai pas écrit ici. Tout va donc bien et pour la
peine, je vous mets quelques paroles de circonstances, qui se devaient d'être
ici quand je les ai entendu ce soir :
Mama told me when I was young
Come sit beside me, my only son
And listen closely to what I say.
And if you do this
It will help you some sunny day.
Take your time... dont live too fast,
Troubles will come and they will pass.
Go find a woman and youll find love,
And dont forget son,
There is someone up above.
[...]
Boy, dont you worry... youll find yourself.
Follow you heart and nothing else.
And you can do this if you try.
All I want for you my son,
Is to be satisfied.
— Lynyrd Skynyrd, Simple man —
Et en cadeau, la reprise par deftones, qui tourne en boucle au moment où
j'écris tout cela.
dimanche 9 mars 2008
Par Nicolas le dimanche 9 mars 2008, 23:26 - Personnel
J’ai l’impression d’être un malade en cours de rémission. Je retrouve des
plaisirs que j’avais oublié et surtout je réapprends l’insouciance. Je garde un
frein, hérité de mes souvenirs difficiles, mais je retrouve un peu de
confiance. Rien n’est sûr et pourtant l’ensemble est plus stable que tout ce
que j’ai pu essayer de bâtir depuis longtemps. Rien n’est sûr, j’essaie de ne
pas l’oublier mais je veux le mettre de coté. Je suis vivant, je suis bien,
faites que ça dure.
Je relis ça avec l’impression que mes mots sont désordonnés. Le désordre
doit être livré avec le bonheur chez moi.
mercredi 27 février 2008
Par Nicolas le mercredi 27 février 2008, 10:20 - Personnel
Il y a des situations qui rappellent des souvenirs. Je jauge les
différences : elle tellement plus claire, moi changé par mon passé. Les
cicatrices de ma rencontre avec Isabelle ont durci le cuir. Je me désenchante
plus vite, je décroche plus vite. Je ne sais pas si c’est mieux ou moins bien,
je sais simplement que ce qu’elle m’a fait vivre, je me suis interdit de le
revivre, par instinct de survie. La douleur ne se mêle plus au doute.
mardi 5 février 2008
Par Nicolas le mardi 5 février 2008, 18:55 - Personnel
Il m'est arrivé d’écrire pour essayer de faire le tri dans mes idées, pour y
voir plus clair, pour mieux comprendre ce que je ressentais. Je l’ai parfois
fait également pour essayer d'exorciser mes peines, mes doutes, ma douleur. Je
l’ai enfin fait pour me convaincre de me raccrocher à certains moment, par peur
de voir de bons souvenirs m’échapper.
Il y aurait tant à écrire sur ce début de février. Pourtant, je ne vais pas
le faire. Il y a des choses si fragile qu’y poser des mots risque de les
briser. Il y a des choses que je ne ressens pas le besoin d’écrire. Pas pour
l'instant, peut-être jamais.
Je pensais mourir d’envie d’écrire tout cela. Non, je ne veux finalement que
le garder pour moi, le garder pour nous.
vendredi 1 février 2008
Par Nicolas le vendredi 1 février 2008, 00:01 - Personnel
Je ressors d'une lecture chez Karl sur la découverte de son espace, la tête
pleine d'images et de souvenirs. À Nancy, la ville de ma jeunesse, je revois le
quartier arabe, les jours d'été, à deux pas du centre ville et pourtant déjà
oublié par la foule urbaine. Je me souviens de ces ruelles de la vieille ville
qui rappellent le sud, même les jours de grisaille. Ces lieux, à deux pas des
artères principales, semblent déconnectées du reste de la ville.
Des fragments de mes voyages reviennent aussi au hasard. Mes meilleurs
souvenirs n'ont jamais été la visite d'un symbole incontournable des villes que
j'ai visité mais plutôt ces rencontres pittoresques, ces lieux inattendus ou
ces curiosités découvertes par hasard au détour d'une rue. Je prends toujours
un plaisir particulier à me déplacer à pieds, sans carte, dans les villes que
je découvre. Malgré la découverte, cela donne l'impression étrange d'appartenir
à la ville, de se rapprocher d'elle.
jeudi 31 janvier 2008
Par Nicolas le jeudi 31 janvier 2008, 22:28 - Personnel
J’avais commencé à écrire ici en parlant de cette histoire. Ce week-end,
elle viendra rechercher ses dernières affaires ici. Ce matin, j'ai réécouté
« à prendre » de
Christophe Miossec en me levant. Les paroles du déménagement m'ont rappeler un souvenir lointain :
On a réuni tant d'affaires pour se faire exister
Pour se donner l'air d'en prendre pour perpétuité
En encombrant l'atmosphère en vivant en apnée
[…]
On a accumulé un enfer dont il faut se séparer
C'est aujourd'hui que l'on se délaisse
C'est aujourd'hui que l'on se chasse
Pour une nouvelle adresse
Pour une nouvelle impasse
Pour ailleurs aller poser nos fesses
Pour ailleurs aller reprendre une place
Tout cela est tellement vrai. Ce week-end, elle sera chez moi, à déménager,
seule. Je serai ailleurs.
lundi 28 janvier 2008
Par Nicolas le lundi 28 janvier 2008, 21:22 - Personnel
Philippe et Patrik, à la pause café, après le repas de midi :
_ C'est un puits de 30 mètres, tu vois pas le fond, tu te laisses glisser et
en bas ils te rattrapent.
_ Et t'as pas peur de faire des trucs comme ça ?
_ Non, c'est des professionnels hein, ils savent ce qu'ils font.
_ Oui. Challenger
aussi, c'était des professionnels.
Les grains de sel