Le déversoir personnel

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jeudi 20 septembre 2007

… et un jour

La trentième année commence finalement de façon mitigée. J’attends, en espérant qu'elle réussira à comprendre ma nouvelle erreur. Nous avons tellement eu l'habitude de rajouter des complications à une histoire qui en comporte déjà tant. Le bon vieil adage appris à l'adolescence tu me suis je te fuis, tu me fuis je te suis à de quoi résister au temps. Il résiste tellement bien qu'il semble marcher même quand les deux semblent être en accord.

mercredi 19 septembre 2007

Le choix des mots

Ça fait plusieurs mois que je me bats ici pour trouver le mot juste pour chacun de mes textes. Des mois et je n'ai toujours pas appris à faire de même dans ma relation avec les autres. Je doutais de la qualité de cet anniversaire, je sais maintenant que cette journée est la pire depuis longtemps.

Je ne sais pas si j'arriverai à réparer mon erreur de ce soir, je sais juste qu'elle me pèse comme jamais. La trentième année commence de la pire des manières. Je crois qu'il va vraiment falloir que je mobilise toute mon énergie pour arranger les choses.

P.S. : il est minuit passé, « It's a motherfucker » tourne en boucle. Rechute.

Anniversaire

J’entre dans ma trentième année aujourd'hui. La vingt-neuvième a été pleine d’espoirs, pleine de déceptions. Elle a beau me laisser un goût amer, les évènements qui l’ont constitué l’ont rendu plus vivante que bien d’autres finalement.

Pour la première fois, j’ai un pincement au cœur en me disant que le temps passe et que j’ai désormais tout à construire. Que c’est vieux vingt-neuf ans quand on est seul !

lundi 17 septembre 2007

L'activité cérébrale

Penser, ruminer, réfléchir, imaginer, rêver, construire, échafauder, se remémorer, anticiper… Je crois que j’ai besoin d'une lobotomie. Durant mes insomnies, il m’arrive de repenser au duo de Jeanne Cherhal et Jacques Higelin :

Je suis debout dans la cuisine
Et je ne pense à rien.
Enfin à rien, c’est difficile,
Même impossible.
Y a toujours un p’tit quelque chose
Qui vient on ne sait d’où,
Un détail sur le mur, le papier peint
Une parole pas digérée.
Quand on voudrait avoir la tête vide,
Ça nous vient comme ça.
Je voudrais dormir.

samedi 15 septembre 2007

Les cicatrices

Il restera toujours quelques cicatrices de ce qui m'a traversé l'esprit depuis que j’écris ici. Je m’en rends compte aujourd'hui. Comme celle du petit Harry qui devient douloureuse quand Lord Voldemort n'est pas loin, les miennes se réveillent quand certaines situations désagréables se reproduisent.

vendredi 14 septembre 2007

Fermeture des portes

(où l'auteur, contrairement à la ligne de conduite qu'il s'était fixé, abuse des paraboles allégories pour exprimer son état d'esprit)

Longtemps j'ai cherché à franchir la porte une nouvelle fois. Depuis quelques temps, je ne fais plus cet effort, je crois que j'ai même décidé petit à petit de la refermer. Seulement le souvenir de ce que j'y avais trouvé la première fois est tenace. Il est difficile de se résoudre à la fermer définitivement. Alors on laisse la porte entrouverte et on s'éloigne, se disant qu'on reviendra fermer plus tard, quand on s'estimera prêt. Je n'ai jamais aimé les courants d'air et pourtant, cette porte n'est pas fermée que je suis tenté d'en ouvrir une autre.

J'imagine déjà la première porte claquer, le bruit m'étourdissant. Je me vois aussi avec l'envie de revenir en arrière, retrouvant le dégout de moi même en revenant sur mes pas. Je n'arrive pas à avoir confiance en mon jugement, il a trop souvent été pris en défaut ces derniers temps. Je pense à ce gamin dans les convoyeurs attendent : je ne suis pas fait pour battre des record d'ouverture de portes.

mercredi 12 septembre 2007

Delilah, encore

À croire que s'il fallait une bande son à ma vie, Delilah des Dresden Dolls pourrait sans problème être candidat pour cette année 2007. J'avais déjà expliqué qu'elle m'avait accompagné souvent lors de ma séparation, avec le crescendo dramatique de sa musique et son thème chargé d'émotion. Elle est ensuite revenue régulièrement à a surface, m'enveloppant de ses notes les soirs de déprime.

Ce qui suit m'oblige à décrire brièvement le contenu des paroles, sous peine de paraitre abscons (c'est bien la première fois ici que je me force à faire une digression pour mes lecteurs, j'avoue ne pas aimer cela, j'ai l'impression d'écrire pour vous plus que pour moi). Delilah vit une histoire difficile, avec un homme qui la néglige et qui la bat, mais qu'elle ne peut s'empêcher de rejoindre après chaque séparation. La chanson correspond aux conseils musclés et francs de l'amie de Delilah qui cherche à lui faire comprendre que cette relation la détruit.

Depuis quelques jours, j'ai le rôle du personnage principal de cette chanson. Ma Delilah n'est pas battue mais je connais les affres des déceptions amoureuses, je crains qu'elle ne leur fasse bientôt face. Je sais que les similitudes entre ce qu'elle vit et la chanson iront jusqu'au refus de mes conseils. Je sais qu'il lui arrive de passer par ici, si elle lit ses mots, je voudrais juste lui dire que le moment venu, je serai là pour les dernières paroles de la chanson.

Le détachement

Il y a parfois des évènements qui vous montre que les choses ont changé. C’est ainsi que ce qui m’aurait soulevé d'espoir il y a encore peu ne provoque qu'une pointe de curiosité intéressée. L’électrocardiogramme n'est pas plat, loin de là, mais l’atténuation des pulsations est visible.

Il n’a pas plu hier, c'est bien dommage.

mardi 11 septembre 2007

La fuite

Hier, en plein milieu d'une averse plus forte que les autres, l’eau s'est mise à perler du plafond dans mon salon. Sans tache, lentement, goutte par goutte, dans un clapotis régulier au rythme lent. J’ai mis une bassine en plastique bleu claire sous la fuite, profitant quelques instant du bruit sourd des gouttes sur le plastique vide.

Certes cela n’a que peu d'intérêt mais parler de petits riens est la seule solution qui me vient à l'esprit pour contourner le sujet principal de mes préoccupations. D’autant que, malgré que l’évènement pourrait sembler fâcheux, j'étais bien, là, à écouter le bruit des gouttes. Cela me rappelle ces conversations surréalistes que l’on tient dans les moments graves, pour se donner l'impression que l'on se change les idées. J’ai trop cru que les choses changeaient ces derniers temps pour en parler maintenant.

En attendant, s’il ne pleut pas ce soir, de quoi vais-je parler demain ?

dimanche 9 septembre 2007

Nouveau besoin de recul ?

J'hésite… J'hésite à laisser passer quelques jours avant d'écrire à nouveau ici. Mes émotions ont tellement fluctué ces derniers jours que j'ai peur de me tromper en parlant de l'évolution de mon état d'esprit. Alors que j'ai l'impression qu'une tendance de fond nouvelle se dessine, il se pourrait qu'il s'agisse d'une nouvelle tergiversation.

Dans le doute, abstiens-toi ou alors parle d'autre chose. Je vais y songer. Je vais aussi essayer de régler ces insomnies, cela devient difficile à vivre.

La parenthèse

Il restera toujours quelque chose : des souvenirs inoubliables, des plaisirs intenses partagés, sa voix, tous les moments que j'ai pris le temps de décrire ici. Tout cela constitue la partie positive de toutes cette période. Il y a le pendant négatif, l'idée d'être passé à coté de quelque chose, de ne pas avoir réussi à trouver les mots, la façon de faire et bien sûr, la torture que je me suis infligé pendant ce temps. Je crois avoir fait mon possible, à défaut d'avoir fait de mon mieux. Enfin, il y a l'inconnu : essayer de conserver malgré tout une amitié rendue si fragile au milieu de tous ces heurs.

Est-ce arrivé trop tôt, trop vite ? Ai-je été trop insistant ? Après tout qu'importe. Il est tant de refermer cette parenthèse, tant de se remettre de toutes ces crises. Bizarrement cette histoire ne s'est pas véritablement terminée, elle reste en suspension, attachée maintenant à sa seule décision et à l'incertitude de nos avenirs.

En écrivant ces mots, je pleure une dernière fois en pensant à elle, avec beaucoup moins de tristesse et un peu de mélancolie. Les choses ont changé.

vendredi 7 septembre 2007

Régression

En commençant à écrire ici, j'écrivais Je crains de faire une crise d'adolescence après l'âge. La nuit d'hier en est la preuve : isolement, the Cure et pleurs, le triptyque classique de l'adolescent des années 90. Si j'arrivais à avoir encore suffisamment de recul, j'aurais honte de moi.

Intermède musical (8)

Il est trop tard pour trouver une description pour la chanson d'aujourd'hui, In between days, de Cure. Au bout de la nuit, elle tourne depuis des heures sur mon PC. A la version originale, trop rythmée, j'ai préférée une version acoustique assez épatante enregistrée lors de la session unplugged de Korn pour MTV, plus vibrante et plus en phase avec le texte que l'originale à mon avis.

yesterday i got so old
i felt like i could die
yesterday i got so old
it made me want to cry
go on go on
just walk away
go on go on
your choice is made
go on go on
and disappear
go on go on
away from here

and i know i was wrong
when i said it was true
that it couldn't be me and be her
inbetween without you
without you

jeudi 6 septembre 2007

Les suites de l'étiolement

Enfin, nous avons abordé le sujet de nos relations, brièvement mais nous l'avons abordé. Il est amusant de remarquer comment on utilise le pluriel à la place du singulier pour parler d'une relation quand l'engagement est moins important. La distance entre nous a grandi au rythme de la période qui séparait deux de nos discussions. Je sais que c'est ce que je redoutais quand je m'accrochais plus que raisonnablement à vouloir garder le contact avec elle très fréquemment, trop fréquemment sans doute. Je sais aussi qu'il sera dur de faire le chemin inverse. Je pense avoir encore envie de faire l'effort mais je ne pourrai le faire seul.

Malgré la distance que je m'étais promis de garder vis à vis de notre histoire, elle me hante encore. J'ai l'impression qu'aux moments de manque douloureux et intenses que je vivais va se substituer une sorte de mélancolie sourde, que le temps devra s'évertuer à lisser. À moins que… à moins que l'espoir ne renaisse.

mardi 4 septembre 2007

Intermède musical (7)

Je parlais juste avant d'une chanson. Il s'agit d'un titre de noir désir assez court, intitulé ''Septembre, en attendant''. Guitare minimaliste, chant à la limite de la parole, avec un phrasé et un ton qui donne le frisson, un des plus beaux textes du groupe. Choisir un extrait est difficile, je m'y risque tout de même :

En septembre, en attendant la suite
Des carnages il se peut, qu'arrive la limite

J'y pense encore
J'y pense
Ensemble, maintenant
On peut prendre la fuite
Disparus, pfffuit
Avant qu'ils aient fait ouf

lundi 3 septembre 2007

Se tenir aux résolutions

L'idée d'être moins attaché, de regarder ailleurs et d'oublier l'attente n'est pas nouvelle. Depuis que la situation actuelle est venue à moi, je sais très bien que le meilleur moyen de tenir est de ne pas penser à cet avenir de plus en plus improbable. Seulement, comme je l'ai assez souvent expliqué, mes pensées étaient depuis longtemps gouvernées par mon instinct plus que par la raison.

Aujourd'hui, cela s'équilibre un peu mieux mais comme le dit la chanson (dont il va falloir que je parle d'ailleurs) l'équilibre est fragile. J'arrive tout juste à mettre assez de volonté pour continuer sur ce chemin, pour ne pas retomber dans cet état d'attente passive et maladive.

dimanche 2 septembre 2007

Nouveau départ

Il est temps de déconstruire. Tant d'oublier les espoirs, d'oublier la volonté que j'avais de faire avancer les choses.

Depuis mes vacances, je savais que les choses avaient changé, je sais maintenant pourquoi : je n'espère plus. J'ai fini par me dire qu'il ne fallait plus rien attendre pour ne pas être régulièrement déçu. Les sentiments sont là mais j'ai décidé d'inverser les proportions : alors que j'avais mis de coté ma vie pour me concentrer sur eux, j'ai envie d'inverser cette tendance.

La mue a été douloureuse, on enfouit pas plus facilement un espoir qu'une déception, mais elle a fini par s'opérer. Il faut maintenant réapprendre à s'ouvrir au monde. Je ne me souviens plus bien mais ça doit être comme le vélo, on ne doit pas oublier.

vendredi 31 août 2007

L'appel du vide

Je suis sujet au vertige. Lorsque je suis en hauteur face au vide, regarder le sol provoque une sorte de tourbillon qui semble m'aspirer, provoquant un malaise et une gêne difficilement contrôlable, même à faible hauteur.

Oui, de premier abord, cette déclaration ne semble avoir que peu de lien avec mes préoccupations habituelles en ce lieu. Pourtant, il est des moments où certaines chansons provoque chez moi le même tourbillon, cherchant à m'attirer vers le vide des mauvais jours.

Aujourd'hui, moment de doute et de solitude. La liste de lecture de mon ordinateur trouve le moment opportun pour lâcher dans l'arène de mes pensées Delilah et ses amers souvenirs. À la fin de l'écoute, l'envie est grande de repasser la chanson en boucle. Cette fois je ne cède pas, le vague à l'âme va passer, la tempête a juste été un peu plus forte que d'habitude.

mercredi 29 août 2007

Redémarage toujours

La vague impression qu'en plus de l'écriture, c'est ma complicité avec elle qui ne redémarre pas. Cela fait beaucoup…

mardi 28 août 2007

Perdu

Il a toujours été difficile pour moi de recommencer à écrire après une interruption. C'est encore une fois le cas mais les raisons sont différentes. En général, il s'agit d'un manque de motivation, d'une habitude qui s'est perdue. Aujourd'hui, c'est plus simplement la perte de repères qui explique mes difficultés. Ces deux semaines de vacances m'ont laissé tellement perdu que je ne peux exprimer autre chose que mes doutes.

La moindre réflexion personnelle s'enlise. Je n'ai même pas le courage de faire le point sur ce que je ressens. Se laisser aller permet de se protéger. Mettre en hibernation tout ces sentiments, le temps d'attendre qu'elle vienne me réveiller… reste à savoir si le sommeil ne sera pas trop long, si les sentiments pourront se réveiller.

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