Il y a tous ces petits signes qui font que je me sens mal à un moment où, au contraire, tous les signaux extérieurs semblent positifs. C'est ce décalage qui sert de révélateur. Déterminer ce qui ne va pas, trouver tout cela ridicule. Le diable est dans les détails, cela se vérifie une fois de plus. Ce sont ces petites choses du quotidien qui bloquent, peut être parce que les circonstances font qu'il n'y a pas d'autre soucis majeur.

Passer par le refus de toute remise en question, ne pas céder aux évidences. Puisque tout passe depuis si longtemps, pourquoi changer ? Pourquoi aurions-nous changé ? Souffrir d'en parler, par peur de précipiter les choses. Laisser le temps jouer son rôle de siphon, emportant avec lui les dernières résistances.

Sans l'envisager réellement, commencer à imaginer un après. Amputer une partie du passé, souffrir au présent, le vide du futur ; les mécanismes de protection se mettent en place. Rien de bien nouveau, ils reviennent avec les sirènes du confort à chaque doute. La différence est qu'ils sont aujourd'hui trop faibles, ils ont laissé la place au désarroi des derniers jours, aux doutes du présent, aux peurs du recommencement du futur. La balance est passée à l'équilibre. Il est temps de regarder la bascule, comme si je n'en avais pas le contrôle.