La bascule
Par Nicolas le samedi 9 juin 2007, 22:21 - Personnel - Lien permanent
La bascule dont je parle dans le billet précédent est aussi longue à observer qu'elle est douloureuse. L'impression que la douleur augmente avec le mouvement. Savoir que si le mouvement est déjà lent, la douleur lui survivra encore longtemps. Passé le point d'équilibre, endosser le rôle du salaud qui gâche et détruit ce qui a été bâti. Rajouter à ma propre déception celle de l'autre. Passer des nuits à penser aux conséquences de mes actes, en regardant le point d'équilibre qui s'éloigne et en pleurant. S'en vouloir et le faire payer aux autres.
Changer, sans avoir l'impression de pouvoir le contrôler afin d'amortir la fin de la bascule. Devenir invivable, pas seulement parce que les autres agacent, mais surtout parce qu'on manque de considération pour soi et ce qu'on a démarré.