Oubliant la tension que je m'inflige ces derniers jours, J'arrive à nouveau à profiter de ma solitude. Avachi sur mon canapé, l'air chaud de l'extérieur entrant par la porte fenêtre ouverte, l'ordinateur portable me berce de la voix grave et rassurante de Louis Armstrong et celle enchanteresse de Nina Simone, je viens de mettre fin à la lecture de quelques pages de la peste d'Albert Camus. Comme souvent, la lecture m'a donné envie d'écrire. Tout dans ce qui m'environne est rassurant. Après l'agitation qui m'a envahi ces derniers jours, j'ai l'impression que ce moment a été rattaché par erreur au cours normal de ma vie. Une parenthèse que je ne souhaite pas refermer tout de suite. Je crois même que je vais me servir un whisky pour parfaire le moment.

Qu'il est bon de s'échapper quelques instants !