Ce voyage arrive finalement au mauvais moment. Déraciné, sans repère connu, la solitude qui me pesait ces derniers jours s'est faite plus présente encore. Le fait de me retrouver seul ce soir, sans personne à qui parler, m'a achevé. Je n'arrive pas à penser à quoi que ce soit d'autre que mon malaise actuel. Ce n'est que la première soirée et normalement, sans décalage horaire, elle me plonge moins dans l'isolement que les suivantes. Je sens que les nuits vont être longues.