Je voulais plus tôt dans la journée faire le point sur mes sentiments du moments. J'ai du reprendre plusieurs fois mon texte, corriger des passages entiers, finir par tout supprimer et tout recommencer, le tout plusieurs fois, avant de me résoudre à ne pas pouvoir exprimer clairement les choses. Je n'arrive pas à mettre en accord mes pensées et mes émotions. Je crois que ces deux partie ont cessés de communiquer depuis quelques temps. Si bien que lorsque je tente de décrire ce qui me préoccupe, les mots ne correspondent pas selon les cas à ce que je ressens ou à ce que je pense, comme si deux versions contradictoires vivaient en moi.

Au milieu de cette lutte au sein de mon esprit, une seule certitude émerge, l'isolement du à ce décalage horaire me pèse. Je pense d'ailleurs que cet isolement, qui laisse une trop grande place à l'introspection, est la cause principale du tumulte qui m'habite. Il faut que je me décide à accepter de laisser passer le temps et à oublier quelques instants les doutes qui m'assaillent.

J'allais publié ce texte quand les paroles de l'imprudence d'Alain Bashung sont venues à mes oreilles, comme l'écho du conseil que je me prodiguais :

Tu perds ton temps
À te percer à jour
Devant l'obstacle
Tu verras
On se révèle

[…]

À l'avenir
Laisse venir
Laisse le vent du soir décider