Je suis descendu bien bas quand je me suis séparé. Je crois l'avoir déjà expliqué mais à la tristesse du constat de la fin de l'amour, s'ajoutait le malaise d'être celui qui a mis fin à cette relation. Devoir supporter la rupture et la culpabilité, c'est certainement la double peine classique de celui qui part sans se moquer de ce que peut éprouver l'autre. Dans ce contexte, l'arrivée d'Isabelle a chamboulé une lente et douloureuse convalescence. Les espoirs que j'ai placé dans notre relation a accéléré mon rétablissement pendant un temps. Après, mon impatience a fait que j'ai replongé lentement dans une peur destructrice dont les écrits publiés ici sont la démonstration.

Aujourd'hui, ou hier puisque je suis toujours à cheval entre les deux horaires, elle m'a mis face à la réalité de ce que j'étais devenu ces derniers temps. Je crois qu'elle seule pouvait me faire réagir. Ne plus se nourrir des peurs mais des espoirs, revenir à ce que notre relation m'a apporté, revenir à l'essence du plaisir. Reprendre la convalescence, lentement, en regardant ce qui va mieux au lieu de regarder ce qui ne va toujours pas.