La distance a souvent joué le rôle du lampiste quand il a fallu expliquer les difficultés de ma relation avec Isabelle. Avec le recul, j'ai l'impression qu'elle n'a fait qu'exacerber ce qui était présent. Ses doutes, mon envie, mes sentiments. Passer du temps sans se voir, c'est avancer chacun dans sa direction, sans moyen de se synchroniser. Nous n'avons pas pris la même direction, nous nous somme éloignés. J'ai si longtemps cru que je prenais le bon chemin, si longtemps espérer qu'à un moment donné ma route recroise la sienne.

Bien sûr, plus près, nous aurions plus nous concerter plus facilement pour savoir où aller, mais plus que les kilomètres qui nous séparaient, c'est notre façon de les appréhender qui a conduit à cet échec.

Me revoilà à évoquer cette relation, incapable de tourner définitivement cette page tant que je n'aurai pas d'idée précise de ce que je pourrai écrire ensuite. Il y a une différence de taille, il n'y a plus de douleur dans mes mots. C'est mieux, même si je suis nostalgique de la passion qui m'habitait, aussi destructrice qu'elle ait été.