C’était il y a quatre mois, à quelques jour près. Me revoilà dans le sud. Le trajet a été chargé de souvenirs. Les panneaux indicateurs, la musique, les lieux, tout est là pour me rappeler les pires instants de ce qu’Isabelle m’a permis de m’offrir (j’ai failli écrire, qu'elle m'a offert mais j’ai été grandement responsable de ces moments de perdition.) Ces jours entiers où j’affrontais seul le déclin de notre relation, avec un mélange de peur et de rage au ventre, à m’en rendre malade, à m’enfermer pour attendre que les sanglots passent.

Malgré tout cela, je vais incroyablement bien. J’y pense encore, ces mots en sont d'ailleurs une preuve mais je ne souffre plus, je suis prêt pour autre chose. C'est assez agréable et étonnant d'ailleurs d'arriver à repenser à tout cela avec nostalgie, rien de plus, en enfermant ces évènements dans le passé. Je craignais un désagréable retour en arrière, c’est plutôt la confirmation d'un changement d’ère.