Je ressors d'une lecture chez Karl sur la découverte de son espace, la tête pleine d'images et de souvenirs. À Nancy, la ville de ma jeunesse, je revois le quartier arabe, les jours d'été, à deux pas du centre ville et pourtant déjà oublié par la foule urbaine. Je me souviens de ces ruelles de la vieille ville qui rappellent le sud, même les jours de grisaille. Ces lieux, à deux pas des artères principales, semblent déconnectées du reste de la ville.

Des fragments de mes voyages reviennent aussi au hasard. Mes meilleurs souvenirs n'ont jamais été la visite d'un symbole incontournable des villes que j'ai visité mais plutôt ces rencontres pittoresques, ces lieux inattendus ou ces curiosités découvertes par hasard au détour d'une rue. Je prends toujours un plaisir particulier à me déplacer à pieds, sans carte, dans les villes que je découvre. Malgré la découverte, cela donne l'impression étrange d'appartenir à la ville, de se rapprocher d'elle.