Voilà une semaine que je suis en congés, une semaine que je m'active comme je l'avais rarement fait par le passé pendant mes périodes de repos. Tout plutôt que de rester immobile. Peu importe si je dois tourner en rond, peu importe si j'erre sans but, tant que je bouge j'évite de couler.

Les congés ont pris fin, le tumulte de ces derniers jours a laissé place au calme de ce qui devrait être un repos réparateur. Le résultat est catastrophique, une sensation de vide et un désert affectif gigantesques. La sensation physique d'avoir réussi la greffe d'un trou noir en lieu et place de mon estomac.

La solitude n'est jamais plus pesante que quand les enchantements qui la rendait supportable prennent fin. La morphine ne fait plus effet, il est tant de céder sous la douleur.