Le déversoir personnel

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mercredi 12 septembre 2007

Delilah, encore

À croire que s'il fallait une bande son à ma vie, Delilah des Dresden Dolls pourrait sans problème être candidat pour cette année 2007. J'avais déjà expliqué qu'elle m'avait accompagné souvent lors de ma séparation, avec le crescendo dramatique de sa musique et son thème chargé d'émotion. Elle est ensuite revenue régulièrement à a surface, m'enveloppant de ses notes les soirs de déprime.

Ce qui suit m'oblige à décrire brièvement le contenu des paroles, sous peine de paraitre abscons (c'est bien la première fois ici que je me force à faire une digression pour mes lecteurs, j'avoue ne pas aimer cela, j'ai l'impression d'écrire pour vous plus que pour moi). Delilah vit une histoire difficile, avec un homme qui la néglige et qui la bat, mais qu'elle ne peut s'empêcher de rejoindre après chaque séparation. La chanson correspond aux conseils musclés et francs de l'amie de Delilah qui cherche à lui faire comprendre que cette relation la détruit.

Depuis quelques jours, j'ai le rôle du personnage principal de cette chanson. Ma Delilah n'est pas battue mais je connais les affres des déceptions amoureuses, je crains qu'elle ne leur fasse bientôt face. Je sais que les similitudes entre ce qu'elle vit et la chanson iront jusqu'au refus de mes conseils. Je sais qu'il lui arrive de passer par ici, si elle lit ses mots, je voudrais juste lui dire que le moment venu, je serai là pour les dernières paroles de la chanson.

vendredi 31 août 2007

L'appel du vide

Je suis sujet au vertige. Lorsque je suis en hauteur face au vide, regarder le sol provoque une sorte de tourbillon qui semble m'aspirer, provoquant un malaise et une gêne difficilement contrôlable, même à faible hauteur.

Oui, de premier abord, cette déclaration ne semble avoir que peu de lien avec mes préoccupations habituelles en ce lieu. Pourtant, il est des moments où certaines chansons provoque chez moi le même tourbillon, cherchant à m'attirer vers le vide des mauvais jours.

Aujourd'hui, moment de doute et de solitude. La liste de lecture de mon ordinateur trouve le moment opportun pour lâcher dans l'arène de mes pensées Delilah et ses amers souvenirs. À la fin de l'écoute, l'envie est grande de repasser la chanson en boucle. Cette fois je ne cède pas, le vague à l'âme va passer, la tempête a juste été un peu plus forte que d'habitude.

samedi 9 juin 2007

Intermède musical (1)

Je crois manquer totalement d'originalité en disant qu'il y a dans chaque crise que je traverse au moins une chanson qui la marque. Ces instants ont été marqués par Delilah des Dresden Dolls. Le crescendo de la chanson accompagnait mes trajets et mes pensées :

so don't cry delilah
you're still alive delilah
you need a ride delilah?
let's see how fast this thing can go...