samedi 29 décembre 2007
Par Nicolas le samedi 29 décembre 2007, 01:18 - Personnel
C’était il y a quatre mois, à quelques jour près. Me revoilà dans le sud. Le
trajet a été chargé de souvenirs. Les panneaux indicateurs, la musique, les
lieux, tout est là pour me rappeler les pires instants de ce qu’Isabelle m’a
permis de m’offrir (j’ai failli écrire, qu'elle m'a offert
mais j’ai été
grandement responsable de ces moments de perdition.) Ces jours entiers où
j’affrontais seul le déclin de notre relation, avec un mélange de peur et de
rage au ventre, à m’en rendre malade, à m’enfermer pour attendre que les
sanglots passent.
Malgré tout cela, je vais incroyablement bien. J’y pense encore, ces mots en
sont d'ailleurs une preuve mais je ne souffre plus, je suis prêt pour autre
chose. C'est assez agréable et étonnant d'ailleurs d'arriver à repenser à tout
cela avec nostalgie, rien de plus, en enfermant ces évènements dans le passé.
Je craignais un désagréable retour en arrière, c’est plutôt la confirmation
d'un changement d’ère.
vendredi 14 décembre 2007
Par Nicolas le vendredi 14 décembre 2007, 01:09 - Personnel
I hope you're feeling happy now
I see you feel no pain at all it seems
I wonder what you're doin' now
I wonder if you think of me at all
do you still play the same moves now
or are those special moods
for someone else
I hope you're feeling happy now
Skunk Anansie – Hedonism
C'est le premier couplet de cette chanson, dont je recommande la version
acoustique. Il ne faut pas prendre cette référence comme une énième page de
regrets. La page est presque complètement tourné. Je me demande juste vraiment
ce qu’elle pense maintenant. Je me le serai demandé tout au long de notre
relation, je continue après.
jeudi 8 novembre 2007
Par Nicolas le jeudi 8 novembre 2007, 23:36 - Personnel
J'avais décidé seul de mettre fin à mes espoirs. Notre histoire ne s'est
jamais véritablement terminée, elle s’est étiolée. Elle a commencé il y a six
mois ; hier, le cadavre est revenu à la vie. Un message, réponse à mes
vaines tentatives de contact de ces dernières semaines. Une explication du
silence : c’est plus simple ainsi
.
C'était hier et j'en rage encore. Je pensais mérité un minimum de
considération. Je nous en veux. Je lui en veux d’être lâche, je m’en veux
d’avoir été si mal pour ça. Il ne reste de tout ça qu'une formidable période,
avec des hauts et des bas parmi les plus intenses de ma vie sentimentale.
Le final n'est pas à la hauteur, je m’en doutais, mais je le surestimais
encore.
lundi 22 octobre 2007
Par Nicolas le lundi 22 octobre 2007, 23:28 - Personnel
La distance a souvent joué le rôle du lampiste quand il a fallu expliquer
les difficultés de ma relation avec Isabelle. Avec le recul, j'ai l'impression
qu'elle n'a fait qu'exacerber ce qui était présent. Ses doutes, mon envie, mes
sentiments. Passer du temps sans se voir, c'est avancer chacun dans sa
direction, sans moyen de se synchroniser. Nous n'avons pas pris la même
direction, nous nous somme éloignés. J'ai si longtemps cru que je prenais le
bon chemin, si longtemps espérer qu'à un moment donné ma route recroise la
sienne.
Bien sûr, plus près, nous aurions plus nous concerter plus facilement pour
savoir où aller, mais plus que les kilomètres qui nous séparaient, c'est notre
façon de les appréhender qui a conduit à cet échec.
Me revoilà à évoquer cette relation, incapable de tourner définitivement
cette page tant que je n'aurai pas d'idée précise de ce que je pourrai écrire
ensuite. Il y a une différence de taille, il n'y a plus de douleur dans mes
mots. C'est mieux, même si je suis nostalgique de la passion qui m'habitait,
aussi destructrice qu'elle ait été.
lundi 15 octobre 2007
Par Nicolas le lundi 15 octobre 2007, 14:40 - Personnel
Il y a ces voix que j'aimerais entendre, ces conversations que j'aimerais
avoir et qui ne viennent pas. L'absence qui dure et qui est difficile à vivre.
Ce n'est pas qu'il y a encore un espoir, non. C'est simplement que l'on aurait
envie de garder quelque chose, que tout ce temps n'a pas été passé pour nourrir
du vide.
Le monde change autour de moi, plus vite que je ne pouvais le penser et je
perds pieds. J'ai eu pendant longtemps comme unique question :
« où en est-elle ? »
Aujourd'hui je me demande simplement
« où en suis-je ? »
Étrangement c'est moins pesant, mais cela
continue de me rattraper quelque fois.
jeudi 20 septembre 2007
Par Nicolas le jeudi 20 septembre 2007, 12:53 - Personnel
La trentième année commence finalement de façon mitigée. J’attends, en
espérant qu'elle réussira à comprendre ma nouvelle erreur. Nous avons tellement
eu l'habitude de rajouter des complications à une histoire qui en comporte déjà
tant. Le bon vieil adage appris à l'adolescence tu me suis je te fuis, tu me
fuis je te suis
à de quoi résister au temps. Il résiste tellement bien
qu'il semble marcher même quand les deux semblent être en accord.
dimanche 9 septembre 2007
Par Nicolas le dimanche 9 septembre 2007, 02:00 - Personnel
Il restera toujours quelque chose : des souvenirs inoubliables, des
plaisirs intenses partagés, sa voix, tous les moments que j'ai pris le temps de
décrire ici. Tout cela constitue la partie positive de toutes cette période. Il
y a le pendant négatif, l'idée d'être passé à coté de quelque chose, de ne pas
avoir réussi à trouver les mots, la façon de faire et bien sûr, la torture que
je me suis infligé pendant ce temps. Je crois avoir fait mon possible, à défaut
d'avoir fait de mon mieux. Enfin, il y a l'inconnu : essayer de conserver
malgré tout une amitié rendue si fragile au milieu de tous ces heurs.
Est-ce arrivé trop tôt, trop vite ? Ai-je été trop insistant ?
Après tout qu'importe. Il est tant de refermer cette parenthèse, tant de se
remettre de toutes ces crises. Bizarrement cette histoire ne s'est pas
véritablement terminée, elle reste en suspension, attachée maintenant à sa
seule décision et à l'incertitude de nos avenirs.
En écrivant ces mots, je pleure une dernière fois en pensant à elle, avec
beaucoup moins de tristesse et un peu de mélancolie. Les choses ont changé.
jeudi 6 septembre 2007
Par Nicolas le jeudi 6 septembre 2007, 12:45 - Personnel
Enfin, nous avons abordé le sujet de nos relations, brièvement mais nous
l'avons abordé. Il est amusant de remarquer comment on utilise le pluriel à la
place du singulier pour parler d'une relation quand l'engagement est moins
important. La distance entre nous a grandi au rythme de la période qui séparait
deux de nos discussions. Je sais que c'est ce que je redoutais quand je
m'accrochais plus que raisonnablement à vouloir garder le contact avec elle
très fréquemment, trop fréquemment sans doute. Je sais aussi qu'il sera dur de
faire le chemin inverse. Je pense avoir encore envie de faire l'effort mais je
ne pourrai le faire seul.
Malgré la distance que je m'étais promis de garder vis à vis de notre
histoire, elle me hante encore. J'ai l'impression qu'aux moments de manque
douloureux et intenses que je vivais va se substituer une sorte de mélancolie
sourde, que le temps devra s'évertuer à lisser. À moins que… à moins que
l'espoir ne renaisse.
dimanche 2 septembre 2007
Par Nicolas le dimanche 2 septembre 2007, 02:05 - Personnel
Il est temps de déconstruire. Tant d'oublier les espoirs, d'oublier la
volonté que j'avais de faire avancer les choses.
Depuis mes vacances, je savais que les choses avaient changé, je sais
maintenant pourquoi : je n'espère plus. J'ai fini par me dire qu'il ne
fallait plus rien attendre pour ne pas être régulièrement déçu. Les sentiments
sont là mais j'ai décidé d'inverser les proportions : alors que j'avais
mis de coté ma vie pour me concentrer sur eux, j'ai envie d'inverser cette
tendance.
La mue a été douloureuse, on enfouit pas plus facilement un espoir qu'une
déception, mais elle a fini par s'opérer. Il faut maintenant réapprendre à
s'ouvrir au monde. Je ne me souviens plus bien mais ça doit être comme le vélo,
on ne doit pas oublier.
mardi 28 août 2007
Par Nicolas le mardi 28 août 2007, 20:57 - Personnel
Il a toujours été difficile pour moi de recommencer à écrire après une
interruption. C'est encore une fois le cas mais les raisons sont différentes.
En général, il s'agit d'un manque de motivation, d'une habitude qui s'est
perdue. Aujourd'hui, c'est plus simplement la perte de repères qui explique mes
difficultés. Ces deux semaines de vacances m'ont laissé tellement perdu que je
ne peux exprimer autre chose que mes doutes.
La moindre réflexion personnelle s'enlise. Je n'ai même pas le courage de
faire le point sur ce que je ressens. Se laisser aller permet de se protéger.
Mettre en hibernation tout ces sentiments, le temps d'attendre qu'elle vienne
me réveiller… reste à savoir si le sommeil ne sera pas trop long, si les
sentiments pourront se réveiller.
lundi 27 août 2007
Par Nicolas le lundi 27 août 2007, 21:23 - Personnel
Voilà plus de deux semaines que je n'ai pas parlé de notre relation (si l'on
excepte la notule d'hier). Deux semaines que j'ai passé doublement éloigné
d'elle. À la distance physique s'est rajouté la difficulté de communiquer,
d'avoir de ses nouvelles. Je me suis rendu compte à quel point j'étais
dépendant de nos conversations, c'était ma principale source d'espoir.
Me passer de contacts réguliers avec elle m'a plongé dans des doutes
énormes. Contrairement à ceux que j'avais eu jusque là, il ne concernaient pas
seulement ce qu'elle pensait mais également ma capacité à attendre. Ils ne
m'ont pas quitté depuis, même si la douleur qui est apparu avec eux s'est
finalement rapidement estompé.
J'éprouve de plus en plus le besoin d'être fixé. J'ai ouvert une parenthèse
dans ma vie depuis trois mois maintenant, j'ai besoin de la refermer. Je sais
maintenant que je ne peux pas attendre indéfiniment.
mardi 7 août 2007
Par Nicolas le mardi 7 août 2007, 18:42 - Personnel
Nous sommes passé du stade du refus à celui de l'hésitation. Plus
clairement, nos retrouvailles sont plus probables qu'avant. Je m'en réjoui,
certainement plus que je ne le devrais, peut-être trop, tellement que je me
mets à le craindre.
Depuis cette hésitation, je me suis mis en tête, sans pouvoir me raisonner,
que je la verrai bientôt. J'ai peur d'un brutal à la réalité. Je sais bien
qu'une hésitation n'est pas un accord mais rien n'y fait. Avec cet espoir
irraisonné est remonté à la surface le besoin d'une présence, de pouvoir
simplement être à son contact.
L'envie, l'espoir et les sentiments prennent le pas sur la raison, une fois
de plus. Je suis toujours agréablement apeuré par le vertige qui s'empare de
moi dans ces moments là. J'aime le sentiment actuel mais je ne peux m'empêcher
de me demander comment cela va évoluer.
mercredi 1 août 2007
Par Nicolas le mercredi 1 août 2007, 22:33 - Personnel
J'évite de penser au temps qui passe, avalant chaque jour un peu de nos
souvenirs. En relisant les textes de notre rencontre, je m'en veux de ne pas
les avoir écrit plus vite, de ne pas avoir livré plus de détails, tant j'ai
l'impression de laisser échapper chaque jour des détails qui avaient une saveur
si agréable.
Je m'en veux et en même temps, cette distance qui s'installe avec mes
souvenirs contribue à nourrir mon envie de la revoir. Ils s'éloignent mais
j'aimerais tellement qu'ils laissent place au présent. En attendant, faute
d'avancer, je tente de m'acclimater au sur place. Dire que je m'y sens bien
serais mentir. Dire que j'arrive à oublier assez souvent que nous n'avançons
pas est plus juste. Dans ces moments là, assez nombreux il faut l'avouer,
j'arrive maintenant à prendre du plaisir.
L'attente jalonne mes jours mais comme sa durée est indéfini, je n'arrive
pas à me dire qu'un jour passé est un jour de moins à attendre.
mardi 31 juillet 2007
Par Nicolas le mardi 31 juillet 2007, 19:11 - Personnel
S'il est des mots difficiles à trouver, c'est bien ceux qui me permettrait
de te dire ce que je ressens pour toi. Te complimenter sans en faire trop, être
malgré tout à la hauteur de ce que je pense, il faudrait écrire tel un
funambule pour trouver l'équilibre entre les deux.
Prenons l'exemple de ta beauté. Dire que tu es jolie est bien court.
Pourtant cela a souvent suffit à ce que tu repousses le compliment alors que
j'ai l'impression d'être si loin de la vérité en l'écrivant. Ce regard à la
fois doux et pétillant, ce sourire craquant, un seul mot simple pour les
décrire est bien insuffisant. Et je ne parle pas de ce corps dont le souvenir
me provoque encore des frissons, celui-ci m'a tellement plu que tout mon être
en garde souvenir.
Parlons de ta façon d'être aussi, de ton tempérament, de ta franchise ou de
ta simplicité. Là, le dire est plus simple, car ils ne s'agit pas directement
de compliment, c'est à mes yeux qu'ils le deviennent. Le problème est que je
devrais alors dire que tout cela me rend fou de toi et cela, je ne sais pas si
je le dois.
Alors dans le doute je me retiens, me contente par moment de dire brièvement
que je t'adore. Derrière cette simple phrase, il y a tout cela, tous ces mots
qui se bousculent tellement qu'ils ne sortent pas.
dimanche 29 juillet 2007
Par Nicolas le dimanche 29 juillet 2007, 18:18 - Personnel
Depuis un certains nombre de jours j'ai moins peur de la perdre.
J'appréhende différemment nos discussions, comme s'il était dorénavant
inéluctable que le temps finissent par nous réunir. Je ne sais pas ce qui a
provoqué ce changement. Peut-être que je considère plus positivement ses
réactions, que j'y vois des preuves d'attachements plus claires. Peut-être
n'est ce pas ma perception qui a changé mais son comportement. Je n'en sais
rien et après tout cela m'importe peu. Je sais juste que cela contribue à mon
bien-être et me permet d'attendre avec plus de sérénité.
Bien sûr, il reste des moments de doutes, mais désormais je parviens à me
rattacher à ces convictions pour ne pas leur laisser prendre le dessus.
mercredi 25 juillet 2007
Par Nicolas le mercredi 25 juillet 2007, 12:46 - Personnel
Depuis le début, je lui dit ouvertement ce que je ressens. C'était pour moi
une nécessité, pour ne pas recommencer les erreurs passées, ne pas m'enfermer
dans mes réflexions et rendre mes actes incompréhensibles. C'est ainsi qu'elle
a fini par avoir le rôle de confidente, comme si j'expliquais ma relation à une
tierce personne lorsque je lui parle, c'est aussi pour cela qu'il m'a paru
normal qu'elle puisse lire ce qui est écrit ici. Évidemment, dans les périodes
où je souffre de la complexité de notre relation, une telle transparence n'est
pas vraiment facile à vivre mais ce n'est pas ce dont je voulais parler
ici.
Hier, je lui expliquais comment certaines remarques d'amis concernant ma vie
sentimentale pouvaient m'ébranler et me laisser l'espace d'un instant une
vision plus noire de mes choix. Comme à chaque fois que je m'expose à elle, lui
faire part de tout cela me laissai une sensation étrange, entre le soulagement
de partager un poids et le malaise de se mettre à nu. Dans ces moments, j'ai la
sensibilité à fleur de peau. Hier donc, alors que je me livrais sans retenue,
elle a eu une parole qui m'a ampli d'espoir, une parole que j'espérais sans
l'attendre. Cela a suffit à faire monter en moi une vague de bien-être, une
nouvelle preuve de mon attachement.
dimanche 22 juillet 2007
Par Nicolas le dimanche 22 juillet 2007, 19:48 - Personnel
Il devait être plus de trois heures quand j'ai repris ma voiture pour
rentrer chez moi samedi matin. Ce fut une soirée entre amis comme je les aime,
sans fil directeur, destructurée, avec des blancs assumés et suffisamment de
folie pour rompre la monotonie.
En fin de soirée, la discussion s'est fait plus sérieuse. À l'écoute,
silencieux, les sujets abordés me font penser à elle, au temps qui passe, à mon
impression qu'il est possible de construire quelque chose, que cela tienne,
qu'elle est la seule aujourd'hui qui me fasse mettre de coté le cynisme qui me
protège habituellement.
C'est à la fin de cette discussion que je suis rentré, elle m'a accompagné
pendant tout le trajet. J'étais simplement bien, tout me semblait de nouveau si
évident.
jeudi 19 juillet 2007
Par Nicolas le jeudi 19 juillet 2007, 19:20 - Personnel
Je vais mieux, je vais même bien. Ce n'est pas toujours évident à remarquer,
notamment quand sur le chemin du retour, en tombant par hasard sur les voyages en train de grand corps malade, ma gorge se
noue ; peu importe mon état, les émotions sont toujours à fleur de
peau.
La chanson finie, je pense à mon train, arrêté en pleine campagne, ne
demandant qu'à repartir. Je sais que je serai bien où il me mène, je sais qu'il
ne peut s'arrêter là, qu'il doit redémarrer, qu'il finira par le faire. J'ai
décidé de faire un somme en attendant qu'il redémarre. Ce n'est pas l'endroit
le plus confortable pour se reposer, mais mon expérience récente m'a appris que
le principal dans les voyages est d'arriver entier à destination, peu importe
les aléas du voyage.
Et puis de toute façon, on est tellement bien à
quai.
samedi 14 juillet 2007
Par Nicolas le samedi 14 juillet 2007, 02:52 - Personnel
Je suis descendu bien bas quand je me suis séparé. Je crois l'avoir déjà
expliqué mais à la tristesse du constat de la fin de l'amour, s'ajoutait le
malaise d'être celui qui a mis fin à cette relation. Devoir supporter la
rupture et la culpabilité, c'est certainement la double peine classique de
celui qui part sans se moquer de ce que peut éprouver l'autre. Dans ce
contexte, l'arrivée d'Isabelle a chamboulé une lente et douloureuse
convalescence. Les espoirs que j'ai placé dans notre relation a accéléré mon
rétablissement pendant un temps. Après, mon impatience a fait que j'ai replongé
lentement dans une peur destructrice dont les écrits publiés ici sont la
démonstration.
Aujourd'hui, ou hier puisque je suis toujours à cheval entre les deux
horaires, elle m'a mis face à la réalité de ce que j'étais devenu ces derniers
temps. Je crois qu'elle seule pouvait me faire réagir. Ne plus se nourrir des
peurs mais des espoirs, revenir à ce que notre relation m'a apporté, revenir à
l'essence du plaisir. Reprendre la convalescence, lentement, en regardant ce
qui va mieux au lieu de regarder ce qui ne va toujours pas.
vendredi 13 juillet 2007
Par Nicolas le vendredi 13 juillet 2007, 01:57 - Personnel
J'ai peu dormi cette première nuit. Le lendemain, à la recherche de mon
adaptateur secteur et pour récupérer mes billets, j'en profite pour découvrir
Salt Lake City de jour. J'ai toujours eu une certaine facilité pour me sentir à
l'aise dans les endroits que je visite. Je ne m'y sens pas bien car quand je
n'y suis pas actif la solitude me pèse, mais je n'ai jamais ressenti de
difficulté particulière pour évoluer ailleurs, je ne me sens pas longtemps
étranger. Après avoir fait plusieurs magasin d'électronique, j'ai fini par me
résoudre à acheter mon adapteur à l'aéroport où je passais pour régler mon
problème de billets. J'ai d'ailleurs dû y aller deux fois, deux jours de suite,
pour régler complètement le problème. La solution a été à la fois plus simple
et plus rapide pour mon bagage, que j'ai récupéré le matin suivant mon arrivée
à l'hôtel. Petit à petit, les éléments retrouvent leur place. Reste que je
n'arrive pas à m'adapter au rythme, que je ne trouve pas le moyen de lui parler
assez à mon goût et que cela me manque.La fatigue et ce manque, ensemble,
jouent un peu sur mon moral mais je m'attendais à pire.