Le déversoir personnel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 17 janvier 2008

Ceux qui me tirent

Selon les jours, je me sens plus ou moins à l’abandon. Les moments très noirs de la séparation sont passés, il s'agit plus de jours où j'accuse le coup d'une mauvaise journée. Aujourd'hui, j'ai la vague impression que l’on s’est échiné à me tirer vers le haut. Dans de circonstances multiples, de façons diverses, il y a eu quelqu’un pour repêcher ce qui aurait pu être un jour médiocre. Avec de tels personnes, il est impossible d'avoir la tête sous l’eau pour des raisons si peu importantes.

jeudi 3 janvier 2008

Après les fêtes

L'agitation s'est tue, les agapes ont pris fin. Retour au calme, à la solitude, l’atterrissage est brutal. Un moteur a du lâché quand on a inversé la poussée, on a fini hors de la piste. Sortez les toboggans, il est temps d’évacuer.

Personne ne sort. Pourtant, je sens que l'on se presse contre les sorties de secours. Reste à savoir ce qui lâchera en premier, l'avion ou la porte. En attendant, je remercie les secours, grâce à eux, des passagers ne sont pas encore touchés par la panique. Merci Coco.

mercredi 12 décembre 2007

Hommage à un membre de ma tribu

J’avais déjà parlé de l'ambiance que je crois avoir réussi à créer ici. Un cocon rassurant, où chaque lecteur régulier fait parti d'un cercle restreint de personne que j'apprécie, même si je n’ai jamais croisé certains d'entres eux. J'avais parlé de tribu numérique, reprenant maladroitement un terme galvaudé par son utilisation excessive quand on parle des sites « sociaux».

Si j’en reparle ce soir, c’est que demain, celle que je considère depuis longtemps comme ma blogueuse préférée fête ses cinq ans de blogging. Cela fait presque cinq ans que je la lis, cinq ans qu'elle laisse ceux qui veulent regarder par la serrure. C'est tout bête mais le texte de son anniversaire m’a touché, parce que je crois que tout ceux qui ont vécu le début des blogs peuvent s’y retrouver.

Alors voilà, ceci est ma façon de rendre hommage à ces cinq années. Merci pour tout mademoiselle Milky. Merci pour toutes les émotions que tu as partagées. Merci pour tous les sourires que tu as provoqués chez moi. Merci enfin d'avoir eu parfois, peut-être malgré toi, des mots réconfortants lors de nos trop rares échanges. Tu souhaites continuer au moins cinq ans, je ne peux que l’espérer aussi fort que toi, pour d’autres raisons, égoïstement.

mercredi 12 septembre 2007

Delilah, encore

À croire que s'il fallait une bande son à ma vie, Delilah des Dresden Dolls pourrait sans problème être candidat pour cette année 2007. J'avais déjà expliqué qu'elle m'avait accompagné souvent lors de ma séparation, avec le crescendo dramatique de sa musique et son thème chargé d'émotion. Elle est ensuite revenue régulièrement à a surface, m'enveloppant de ses notes les soirs de déprime.

Ce qui suit m'oblige à décrire brièvement le contenu des paroles, sous peine de paraitre abscons (c'est bien la première fois ici que je me force à faire une digression pour mes lecteurs, j'avoue ne pas aimer cela, j'ai l'impression d'écrire pour vous plus que pour moi). Delilah vit une histoire difficile, avec un homme qui la néglige et qui la bat, mais qu'elle ne peut s'empêcher de rejoindre après chaque séparation. La chanson correspond aux conseils musclés et francs de l'amie de Delilah qui cherche à lui faire comprendre que cette relation la détruit.

Depuis quelques jours, j'ai le rôle du personnage principal de cette chanson. Ma Delilah n'est pas battue mais je connais les affres des déceptions amoureuses, je crains qu'elle ne leur fasse bientôt face. Je sais que les similitudes entre ce qu'elle vit et la chanson iront jusqu'au refus de mes conseils. Je sais qu'il lui arrive de passer par ici, si elle lit ses mots, je voudrais juste lui dire que le moment venu, je serai là pour les dernières paroles de la chanson.

dimanche 22 juillet 2007

Entre amis

Il devait être plus de trois heures quand j'ai repris ma voiture pour rentrer chez moi samedi matin. Ce fut une soirée entre amis comme je les aime, sans fil directeur, destructurée, avec des blancs assumés et suffisamment de folie pour rompre la monotonie.

En fin de soirée, la discussion s'est fait plus sérieuse. À l'écoute, silencieux, les sujets abordés me font penser à elle, au temps qui passe, à mon impression qu'il est possible de construire quelque chose, que cela tienne, qu'elle est la seule aujourd'hui qui me fasse mettre de coté le cynisme qui me protège habituellement.

C'est à la fin de cette discussion que je suis rentré, elle m'a accompagné pendant tout le trajet. J'étais simplement bien, tout me semblait de nouveau si évident.

jeudi 28 juin 2007

Tribu numérique

Rapidement après l'ouverture de cet espace, l'idée d'inviter certaines personnes à le lire est devenue une évidence. Il ne s'agissait pas pour moi d'un besoin, d'une motivation pour écrire, je n'ai jamais considéré mon lectorat comme un moteur et le caractère personnel de ce qui est dit ici, le besoin que j'éprouve actuellement à garder une trace de ce que je vis, fait qu'ici, plus encore qu'ailleurs, je n'ai pas besoin d'être lu pour écrire.

Non, ma principale motivation en invitant quelques personnes à venir me lire est de partager avec eux plus que ce que j'ai pu leur offrir durant les dernières années. Alors que j'ai finalement peu échangé directement avec eux, que je n'ai même jamais rencontré quelques uns, j'ai avec eux une relation privilégiée. La plupart sont mes contemporains numériques, ils forment une petite tribu de gens dont je me sens proche et dont il me semble partager la vision des choses.

Leur présence, même silencieuse, m'est précieuse. Le partage n'a pas toujours besoin de mots.