Je n'ai jamais su faire les choses à moitié avec mes sentiments. Je ne me livre pas ou je me donne entièrement, exagérément, au delà des limites de l'acceptable. Je me suis brulé les ailes quelques fois, j'en souffre régulièrement, parfois le temps d'une passade, parfois de long mois.

Je ne veux pas le changer malgré tout le mal qui en résulte, c'est une part de moi. Celle qui fait que les sentiments emportent tout le reste., que dans ces moments là, seul leur évolution rythment ma vie. Je tente tout au plus de la maitriser, de réduire son emprise. C'est ce qui me permet de stopper les larmes quand je doute, de reprendre mon souffle quand j'angoisse. Il ne faut pas m'en vouloir, j'ai découvert l'amour à 29 ans, je n'avais plus assez d'innocence pour faire face à un sentiment si intense. Depuis, même ce qui m'y fait penser me fait chavirer.