Le déversoir personnel

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jeudi 24 janvier 2008

Défaut d'estime

Elle m’a fait douter, douter de mes convictions, douter de mes qualités, douter de moi, tout simplement. Je crois que c'est l'héritage de ces mois d'attentes : une remise en cause de mes qualités dans mon rapport aux autres. Quand je me froisse avec quelqu’un, quand j’espère des nouvelles et qu’elles ne viennent pas, je me mets d’abord en cause, en ayant du mal à retrouver une approche rationnelle.

Je n’arrive pas à faire le partage de la responsabilité de l’échec. Ce qui ne marche pas est ma faute.

samedi 19 janvier 2008

L’insouciance

Il y a cette projection dans l'avenir, incessante. Une construction bancale faite de morceaux d'espoirs mal agencés et liés maladroitement entre eux. Une réalisation instable, dont on pourrait penser qu'elle ne tiendra pas mais en laquelle j'ai une entière confiance. Oh, bien sûr, pour la forme il m'arrive de remettre en cause la solidité de l'ensemble ! Mais je le fais sans crainte, comme si ces doutes n'étaient pas fondés, comme si l'architecture de l'édifice garantissait sa bonne tenue.

Avoir confiance en l'avenir, voilà longtemps que cela ne m'était pas arrivé avec autant de force. Faites que ça tienne !

jeudi 10 janvier 2008

L'inventaire du célibataire

Parler, douter, jouer, se prendre au jeu, être dépassé, se convaincre, croire, espérer, tenter, avoir peur, se perdre, attendre, rencontrer, se tromper, repartir. L'inventaire à la Prévert de ces derniers temps. Ne pas oublier qu'un jour la fin devrait changer. Il n'y a que ça pour ne pas sombrer.

jeudi 3 janvier 2008

Après les fêtes

L'agitation s'est tue, les agapes ont pris fin. Retour au calme, à la solitude, l’atterrissage est brutal. Un moteur a du lâché quand on a inversé la poussée, on a fini hors de la piste. Sortez les toboggans, il est temps d’évacuer.

Personne ne sort. Pourtant, je sens que l'on se presse contre les sorties de secours. Reste à savoir ce qui lâchera en premier, l'avion ou la porte. En attendant, je remercie les secours, grâce à eux, des passagers ne sont pas encore touchés par la panique. Merci Coco.

samedi 17 novembre 2007

Conserver l'intensité

Je suis heureux d'avoir garder une trace de tout cela, les bons moments, les mauvais, les traces sporadiques de lucidité. C'est le commentaire de Matoo qui m'y a fait songer. La clairvoyance dont il parle n'est pas toujours aussi présente. Je crois que l’avoir écrit m'aide à m’y accrocher, comme les textes de notre rencontre m’avaient aidé à traverser les premiers cahots et comme ceux de mes crises de désespoir m'aident à me rappeler à quel point cela était intense. Il y a des moments où le discernement me quitte, où j’ai besoin d'une aide extérieure pour me recadrer ; mes écrits jouent ce rôle.

Je savais en commençant que j'avais un besoin d'écriture, je sais un peu mieux pourquoi maintenant.

mercredi 26 septembre 2007

La bousculade

Il y a parfois des sujets qui me brulent tellement les lèvres que je n'ose pas les aborder. Plus que d'affronter les réponses, c'est la peur de gêner, de provoquer un blocage en abordant un sujet à éviter. À éviter de bousculer les autres, ces questions sans réponses me hantent et m'obsèdent. Le temps passant, je me dis qu'il n'y a pas de raison que je me fasse souffrir à attendre silencieusement des réponses que l'on ne sait peut être même pas que j'attends. Après tout, il est temps que je m'octroie le droit de partager ce qui me ronge.

samedi 15 septembre 2007

Les cicatrices

Il restera toujours quelques cicatrices de ce qui m'a traversé l'esprit depuis que j’écris ici. Je m’en rends compte aujourd'hui. Comme celle du petit Harry qui devient douloureuse quand Lord Voldemort n'est pas loin, les miennes se réveillent quand certaines situations désagréables se reproduisent.

vendredi 14 septembre 2007

Fermeture des portes

(où l'auteur, contrairement à la ligne de conduite qu'il s'était fixé, abuse des paraboles allégories pour exprimer son état d'esprit)

Longtemps j'ai cherché à franchir la porte une nouvelle fois. Depuis quelques temps, je ne fais plus cet effort, je crois que j'ai même décidé petit à petit de la refermer. Seulement le souvenir de ce que j'y avais trouvé la première fois est tenace. Il est difficile de se résoudre à la fermer définitivement. Alors on laisse la porte entrouverte et on s'éloigne, se disant qu'on reviendra fermer plus tard, quand on s'estimera prêt. Je n'ai jamais aimé les courants d'air et pourtant, cette porte n'est pas fermée que je suis tenté d'en ouvrir une autre.

J'imagine déjà la première porte claquer, le bruit m'étourdissant. Je me vois aussi avec l'envie de revenir en arrière, retrouvant le dégout de moi même en revenant sur mes pas. Je n'arrive pas à avoir confiance en mon jugement, il a trop souvent été pris en défaut ces derniers temps. Je pense à ce gamin dans les convoyeurs attendent : je ne suis pas fait pour battre des record d'ouverture de portes.

jeudi 6 septembre 2007

Les suites de l'étiolement

Enfin, nous avons abordé le sujet de nos relations, brièvement mais nous l'avons abordé. Il est amusant de remarquer comment on utilise le pluriel à la place du singulier pour parler d'une relation quand l'engagement est moins important. La distance entre nous a grandi au rythme de la période qui séparait deux de nos discussions. Je sais que c'est ce que je redoutais quand je m'accrochais plus que raisonnablement à vouloir garder le contact avec elle très fréquemment, trop fréquemment sans doute. Je sais aussi qu'il sera dur de faire le chemin inverse. Je pense avoir encore envie de faire l'effort mais je ne pourrai le faire seul.

Malgré la distance que je m'étais promis de garder vis à vis de notre histoire, elle me hante encore. J'ai l'impression qu'aux moments de manque douloureux et intenses que je vivais va se substituer une sorte de mélancolie sourde, que le temps devra s'évertuer à lisser. À moins que… à moins que l'espoir ne renaisse.

vendredi 31 août 2007

L'appel du vide

Je suis sujet au vertige. Lorsque je suis en hauteur face au vide, regarder le sol provoque une sorte de tourbillon qui semble m'aspirer, provoquant un malaise et une gêne difficilement contrôlable, même à faible hauteur.

Oui, de premier abord, cette déclaration ne semble avoir que peu de lien avec mes préoccupations habituelles en ce lieu. Pourtant, il est des moments où certaines chansons provoque chez moi le même tourbillon, cherchant à m'attirer vers le vide des mauvais jours.

Aujourd'hui, moment de doute et de solitude. La liste de lecture de mon ordinateur trouve le moment opportun pour lâcher dans l'arène de mes pensées Delilah et ses amers souvenirs. À la fin de l'écoute, l'envie est grande de repasser la chanson en boucle. Cette fois je ne cède pas, le vague à l'âme va passer, la tempête a juste été un peu plus forte que d'habitude.

mardi 28 août 2007

Perdu

Il a toujours été difficile pour moi de recommencer à écrire après une interruption. C'est encore une fois le cas mais les raisons sont différentes. En général, il s'agit d'un manque de motivation, d'une habitude qui s'est perdue. Aujourd'hui, c'est plus simplement la perte de repères qui explique mes difficultés. Ces deux semaines de vacances m'ont laissé tellement perdu que je ne peux exprimer autre chose que mes doutes.

La moindre réflexion personnelle s'enlise. Je n'ai même pas le courage de faire le point sur ce que je ressens. Se laisser aller permet de se protéger. Mettre en hibernation tout ces sentiments, le temps d'attendre qu'elle vienne me réveiller… reste à savoir si le sommeil ne sera pas trop long, si les sentiments pourront se réveiller.

lundi 27 août 2007

L'étiolement

Voilà plus de deux semaines que je n'ai pas parlé de notre relation (si l'on excepte la notule d'hier). Deux semaines que j'ai passé doublement éloigné d'elle. À la distance physique s'est rajouté la difficulté de communiquer, d'avoir de ses nouvelles. Je me suis rendu compte à quel point j'étais dépendant de nos conversations, c'était ma principale source d'espoir.

Me passer de contacts réguliers avec elle m'a plongé dans des doutes énormes. Contrairement à ceux que j'avais eu jusque là, il ne concernaient pas seulement ce qu'elle pensait mais également ma capacité à attendre. Ils ne m'ont pas quitté depuis, même si la douleur qui est apparu avec eux s'est finalement rapidement estompé.

J'éprouve de plus en plus le besoin d'être fixé. J'ai ouvert une parenthèse dans ma vie depuis trois mois maintenant, j'ai besoin de la refermer. Je sais maintenant que je ne peux pas attendre indéfiniment.

dimanche 29 juillet 2007

L'atténuation des peurs

Depuis un certains nombre de jours j'ai moins peur de la perdre. J'appréhende différemment nos discussions, comme s'il était dorénavant inéluctable que le temps finissent par nous réunir. Je ne sais pas ce qui a provoqué ce changement. Peut-être que je considère plus positivement ses réactions, que j'y vois des preuves d'attachements plus claires. Peut-être n'est ce pas ma perception qui a changé mais son comportement. Je n'en sais rien et après tout cela m'importe peu. Je sais juste que cela contribue à mon bien-être et me permet d'attendre avec plus de sérénité.

Bien sûr, il reste des moments de doutes, mais désormais je parviens à me rattacher à ces convictions pour ne pas leur laisser prendre le dessus.

mardi 24 juillet 2007

Ironie de google

Des âmes perdues arrivent ici avec des requêtes comme doute sur mes sentiments. S'il y a bien des doutes et des sentiments sur ces pages, il s'agit de mes doutes sur ses sentiments. Pour le reste, je suis sûr de moi, merci.

samedi 7 juillet 2007

La présence et l'espoir

Voilà des jours maintenant que mon moral fluctue en fonction de la fréquence de nos conversations et du temps que l'on passe ensemble. J'ai été étonné par cette situation. Je sais que j'aime ressentir la présence de l'autre mais j'arrive normalement sans problème à m'en passer. Je crois que j'ai enfin compris. Sa présence, nos discussions me rassurent. Faute de certitudes, c'est seulement dans ces moments là que j'arrive à me persuader d'une réciprocité possible de mes sentiments. Dès que nos échanges se font moins présents, les doutes, la peur de la lasser me reprenne.

Je sais que ce raisonnement est idiot, que c'est peut-être même en étant trop souvent ensemble que l'on risque de se lasser. Malgré tout, je n'arrive pas à mieux vivre ces absences. La raison n'est clairement plus ce qui domine l'état de mon moral.

lundi 2 juillet 2007

La danse des démons

Toujours les mêmes démons qui me dévorent de manière irraisonnée. La peur de la perdre, l'angoisse due à son absence. Rien de tangible, rien qui ne résiste à l'analyse. J'ai depuis longtemps perdu la trace du concret dans notre relation en laissant les démons des doutes danser en tâche de fond. Ils rejettent toutes les justifications fondée des situations que je rencontre. Ils y substituent des théories fantasques, qui ne résisterais pas aux faits. Je déteste être prisonnier de cette situation. Je ne connaissais pas, du moins autant que je m'en souvienne, cette situation où la raison ne fait que subir des défaites face aux émotions.

En ce moment encore, la fièvre de l'angoisse m'envahit. J'ai beau l'écrire pour l'exorciser, cela ne change rien. Mes sentiments ont trop longtemps dormi pour rester inactifs. Pour se venger, ils sont revenus accompagnés de leurs démons.

mardi 26 juin 2007

Le poids du doute

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Les doutes sur notre avenir reviennent par vagues, sans prévenir, bouleversant mon quotidien. Impossible de me concentrer, impossible de penser à autre chose. Attendre que cela passe la gorge nouée, l'écrire pour ne pas avoir à crier.

Voilà des années que j'avais enfoui les sentiments amoureux derrière le confort du quotidien. Ils explosent aujourd'hui avec force et me rappellent que je n'ai jamais su les gérer, les modérer. Tu réfléchis trop. C'est tellement vrai.

mercredi 20 juin 2007

Espoirs et doutes

Tu réfléchis trop. J'étais perdu dans mes pensée la première fois qu'elle m'a dit cela de vive voix, je l'ai regardé avec un sourire coupable et forcé avant de répondre simplement je sais.

Oui, je le sais. Malheureusement, je n'arrive pas à changer cela. Dès que mon confort quotidien s'écroule, que j'ai l'impression que ce qui m'entoure n'est pas stable, mon cerveau se met en branle. J'aime avoir l'impression de savoir où je vais. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les derniers évènements ont tout chamboulé. Partager entre la peur de tout perdre et l'espoir d'une relation, mes pensées et mon moral fluctuent avec force et rapidité. Je suis resté trop longtemps en couple, attaché à mes certitudes, sans la peur de perdre quelqu'un. Je suis parti, en m'habituant à l'idée de perdre l'autre. Je découvre aujourd'hui quelque chose qui me fait un mal fou mais dont je ne peux ni ne veux me passer.

lundi 18 juin 2007

Écrire au présent

J'ai fini par rattraper mon retard. Le billet précédent est publié au présent, pour la première fois. Vu ses conséquences sur moi, je ne sais pas comment je ne sais pas si je dois continuer à relater les évènements avec aussi peu de recul. Mettre des mots sur des sentiments si frais est très fortement déstabilisant, surtout quand ces mots vous font mal.Je suis partagé en le soulagement que me procure l'extériorisation tout cela et la douleur de ce que j'ai besoin de raconter. Peut-être qu'il faut quelques temps entre les évènements et leur récits pour ne pas écrire à vif.

Le poids de l'incertitude

Sortir d'une relation qui a échoué provoque nécessairement des doutes. Des doutes sur l'image que vous renvoyez de vous, des doutes sur votre capacité à entretenir une relation stable. À ces doutes se rajoutent la peur de se tromper dans ces choix. Tout cela pèse énormément, encore plus quand vous essayez de construire une relation sans pouvoir se retrouver facilement.

Face à ces doutes, il y a deux attitudes. On peut se dire que malgré tout, ce qui nous rapproche vaut la peine de continuer, peu importe les circonstances ou se dire que ces circonstances sont justement trop complexes pour aller de l'avant. Mon choix va clairement pour la première solution, elle doute encore. Je la comprends, je ne peux pas lui en vouloir, moi aussi je trouve cela complexe. Le plus difficile est de savoir que quoi que je dise, quoi que je fasse, je n'aurai qu'une influence minime sur son choix, car ce n'est pas moi qui suis en cause.