Le déversoir personnel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 23 octobre 2009

Déchargement d’âme

Réussir à me relire et à replonger dans les idées noires, voilà longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Les évènements de ces derniers jours ont remué le fond de mes pensées, le tout est redevenu trouble, tout ce que j’imaginais avoir laissé définitivement au fond remonte à la surface.

Sans contrôle sur les évènements, les mauvaises habitudes du passé reviennent. Peu importe le sens de rotation, dans les deux hémisphères, le siphon vous tire vers le bas. Réfugié artistique, j’abuse de musiques, je reviens écrire en ces lieux, tout pour m’accrocher et ne pas sombrer.

Il en faudra du temps pour imaginer autre chose que ce qui n’a pas été fait. Il en faudra des désillusions pour renoncer. Candidats à l'impossible, votre passeport est validé, vous pouvez embarquer. Il en va des histoires impossibles comme des charges héroïques ; même si elles ne peuvent s'achever par un succès, il n’est pas imaginable d’y renoncer. La même phrase type applicable à tant de situations. Le vague espoir que la campagne finisse par un succès. Plutôt périr que de sacrifier ses sentiments.

Pardonnez l’obscurité de mes propos, il fallait que tout cela finisse ailleurs qu’en moi. Piochez-y ce que voudrez, le partager me fait plaisir.

dimanche 9 mars 2008

Rééducation

J’ai l’impression d’être un malade en cours de rémission. Je retrouve des plaisirs que j’avais oublié et surtout je réapprends l’insouciance. Je garde un frein, hérité de mes souvenirs difficiles, mais je retrouve un peu de confiance. Rien n’est sûr et pourtant l’ensemble est plus stable que tout ce que j’ai pu essayer de bâtir depuis longtemps. Rien n’est sûr, j’essaie de ne pas l’oublier mais je veux le mettre de coté. Je suis vivant, je suis bien, faites que ça dure.

Je relis ça avec l’impression que mes mots sont désordonnés. Le désordre doit être livré avec le bonheur chez moi.

mardi 5 février 2008

Garder pour soi

Il m'est arrivé d’écrire pour essayer de faire le tri dans mes idées, pour y voir plus clair, pour mieux comprendre ce que je ressentais. Je l’ai parfois fait également pour essayer d'exorciser mes peines, mes doutes, ma douleur. Je l’ai enfin fait pour me convaincre de me raccrocher à certains moment, par peur de voir de bons souvenirs m’échapper.

Il y aurait tant à écrire sur ce début de février. Pourtant, je ne vais pas le faire. Il y a des choses si fragile qu’y poser des mots risque de les briser. Il y a des choses que je ne ressens pas le besoin d’écrire. Pas pour l'instant, peut-être jamais.

Je pensais mourir d’envie d’écrire tout cela. Non, je ne veux finalement que le garder pour moi, le garder pour nous.

samedi 19 janvier 2008

L’insouciance

Il y a cette projection dans l'avenir, incessante. Une construction bancale faite de morceaux d'espoirs mal agencés et liés maladroitement entre eux. Une réalisation instable, dont on pourrait penser qu'elle ne tiendra pas mais en laquelle j'ai une entière confiance. Oh, bien sûr, pour la forme il m'arrive de remettre en cause la solidité de l'ensemble ! Mais je le fais sans crainte, comme si ces doutes n'étaient pas fondés, comme si l'architecture de l'édifice garantissait sa bonne tenue.

Avoir confiance en l'avenir, voilà longtemps que cela ne m'était pas arrivé avec autant de force. Faites que ça tienne !

dimanche 13 janvier 2008

Intermède littéraire (2)

Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire,
Que diras-tu, mon coeur, coeur autrefois flétri,
A la très belle, à la très bonne, à la très chère,
Dont le regard divin t’a soudain refleuri ?

– Nous mettrons notre orgueil à chanter ses louanges :
Rien ne vaut la douceur de son autorité
Sa chair spirituelle a le parfum des Anges
Et son oeil nous revêt d’un habit de clarté.

Que ce soit dans la nuit et dans la solitude
Que ce soit dans la rue et dans la multitude
Son fantôme dans l’air danse comme un flambeau.

Parfois il parle et dit : « Je suis belle, et j’ordonne
Que pour l’amour de moi vous n’aimiez que le Beau ;
Je suis l’Ange gardien, la Muse et la Madone. »

Charles Baudelaire

Silence, on espère.