Le déversoir personnel

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mercredi 25 juillet 2007

Pourquoi un site public ?

Ceci est un complément de ma réponse à la proposition que Thomas a faite dans mes commentaires, à savoir de bloquer l'accès de ce site aux robots (ces programmes qui parcourent le web), pour éviter les visites d'inconnus utilisant le service des moteurs de recherche.

D'un point de vue purement technique, depuis que je publie des écrits électroniques, j'ai assez rapidement adopté une position neutre vis à vis du référencement : je ne cherche pas à améliorer ma visibilité, je ne cherche pas à la restreindre. Je parle là uniquement de l'aspect technique. Il est vrai par contre qu'en créant cet espace, j'ai volontairement éviter d'en faire la publicité, à cause du thème abordé évidemment, mais également pour retrouver un aspect tribal qui m'avait plu quand j'avais ouvert un blog.

Ensuite, contrairement à ce qu'aurait pu laisser croire malgré moi le précédent texte sur le sujet, je ne suis pas agacé par ces visites. Au contraire, la thématique très restreinte de ce site et son positionnement relativement mauvais sur les moteurs de recherches fait que les mots clés y menant ne sont pas pour l'instant complètement incongrus, au contraire. Il y a dans les requêtes qui mènent en ce lieu un poésie, une histoire qui transpirent des mots qui les compose. Jamais encore je n'avais connu ce genre de chose, pour une fois je regarde ces mots-clés en y trouvant une certaine beauté et non pas avec amusement, comme c'est souvent le cas.

jeudi 19 juillet 2007

Histoire de trains

Je vais mieux, je vais même bien. Ce n'est pas toujours évident à remarquer, notamment quand sur le chemin du retour, en tombant par hasard sur les voyages en train de grand corps malade, ma gorge se noue ; peu importe mon état, les émotions sont toujours à fleur de peau.

La chanson finie, je pense à mon train, arrêté en pleine campagne, ne demandant qu'à repartir. Je sais que je serai bien où il me mène, je sais qu'il ne peut s'arrêter là, qu'il doit redémarrer, qu'il finira par le faire. J'ai décidé de faire un somme en attendant qu'il redémarre. Ce n'est pas l'endroit le plus confortable pour se reposer, mais mon expérience récente m'a appris que le principal dans les voyages est d'arriver entier à destination, peu importe les aléas du voyage.

Et puis de toute façon, on est tellement bien à quai.

mardi 26 juin 2007

Images du retour

Hier, en revenant de ma journée de travail, deux petits évènements du quotidien m'ont donné le sourire.

Il y a d'abord eu ce couple, la soixantaine approchante. Elle marchant devant lui, ils semblaient converser lorsque je les ai vu au loin. En m'approchant, je vois la femme se retourner et enlacer l'homme, un échange d'une tendresse et d'une force émouvantes. Arrivé à leur hauteur, ils s'embrassent, toujours dans les bras l'un de l'autre. Il se dégage de leur passion quelque chose de plus fort que bien des démonstrations d'affection que j'ai pu voir ; leur âge, le décor triste du lieu, surtout en cette journée d'orage, tout cela rend leur union plus magnifique. Ils sont beaux, tout simplement. Je les dépasse. Dans le rétroviseur, je les vois qui ont repris leur marche, comme si je devais être témoin de la scène.

Il y a eu ensuite ces trois gamins. Jouant entre eux au loin avant de disparaitre à travers un trou soigneusement découpé dans le grillage pour se rendre dans un parc public. Un peu plus loin, je découvre la grille du parc, fermée, cadenassée, avec à ses cotés une plaque rouillée mentionnant les horaires d'ouverture. J'ai repensé politique un instant, ces mots me sont revenus à l'esprit : Je propose aux Français de rompre réellement avec l’esprit, avec les comportements, avec les idées de mai 68. […] Je propose aux Français de renouer en politique avec la morale, avec l’autorité, avec le travail, avec la nation. Sans le savoir, ces enfants, à leur niveau, sont entrés en résistance. L'innocence est un excellent rempart contre l'autorité quand elle devient envahissante.

J'arrive enfin. C'est si beau le hasard des rencontres.