Le déversoir personnel

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mardi 2 octobre 2007

Obscure clarté

La dernière fois, en relisant les textes plus anciens, je me suis rendu compte du nombre de non-dits qui émaillaient mes textes. Mes souvenirs suffiront à reconstituer le puzzle pendant longtemps, mais je me rends compte dans ces moments là à quel points j’œuvre avant tout pour moi en écrivant ici. Malgré les lecteurs, ces notes sont personnelles.

dimanche 9 septembre 2007

Nouveau besoin de recul ?

J'hésite… J'hésite à laisser passer quelques jours avant d'écrire à nouveau ici. Mes émotions ont tellement fluctué ces derniers jours que j'ai peur de me tromper en parlant de l'évolution de mon état d'esprit. Alors que j'ai l'impression qu'une tendance de fond nouvelle se dessine, il se pourrait qu'il s'agisse d'une nouvelle tergiversation.

Dans le doute, abstiens-toi ou alors parle d'autre chose. Je vais y songer. Je vais aussi essayer de régler ces insomnies, cela devient difficile à vivre.

mardi 31 juillet 2007

La transition

Ce lieu aurait du être plus diversifié, absorber les textes moins personnels que j'écris ailleurs. J'ai du mal à assumer cette transition. Je rechigne de plus en plus à mélanger ce qui me touche et ce qui me fait réagir de façon plus générale. Une telle cohabitation changerait l'image que je me fais de ce carnet, je ne suis pas prêt pour ce mélange hétéroclite.

Bien sûr, il y a les catégories mais dans l'état actuel, elle ne peuvent permettre une séparation claire du contenu sur la page d'accueil. Pour l'instant aucune solution ne me convient, je doute, là aussi.

samedi 28 juillet 2007

Rechercher la forme

Depuis que j'écris ici, je suis de plus en plus soucieux du style de mes textes, contredisant ainsi ce que j'affirmais dans une de mes premières publications. J'ai commencé par juger que j'abusais des paraboles. Depuis, d'autres exigences sont apparues. Je m'efforce lors de la rédaction d'épurer mes phrases, de ne pas me lancer dans de longues tirades. Je choisis mes mots en ayant le soucis des nuances au lieu de me contenter de celui qui me vient à l'esprit. J'essaie d'être moins elliptique que ce que mon habitude me dicte.

Il est encore trop tôt pour juger de la qualité du résultat. Je sais toutefois que je prends un plaisir nouveau à travailler les textes qui doivent être publier ici. J'ai l'impression dans ces moments là de toucher à une contraposée de l'affirmation de Nicolas Boileau, ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément : c'est en recherchant les bons mots et un énoncé clair que j'arrive à clarifier mes pensées.

mercredi 25 juillet 2007

Pourquoi un site public ?

Ceci est un complément de ma réponse à la proposition que Thomas a faite dans mes commentaires, à savoir de bloquer l'accès de ce site aux robots (ces programmes qui parcourent le web), pour éviter les visites d'inconnus utilisant le service des moteurs de recherche.

D'un point de vue purement technique, depuis que je publie des écrits électroniques, j'ai assez rapidement adopté une position neutre vis à vis du référencement : je ne cherche pas à améliorer ma visibilité, je ne cherche pas à la restreindre. Je parle là uniquement de l'aspect technique. Il est vrai par contre qu'en créant cet espace, j'ai volontairement éviter d'en faire la publicité, à cause du thème abordé évidemment, mais également pour retrouver un aspect tribal qui m'avait plu quand j'avais ouvert un blog.

Ensuite, contrairement à ce qu'aurait pu laisser croire malgré moi le précédent texte sur le sujet, je ne suis pas agacé par ces visites. Au contraire, la thématique très restreinte de ce site et son positionnement relativement mauvais sur les moteurs de recherches fait que les mots clés y menant ne sont pas pour l'instant complètement incongrus, au contraire. Il y a dans les requêtes qui mènent en ce lieu un poésie, une histoire qui transpirent des mots qui les compose. Jamais encore je n'avais connu ce genre de chose, pour une fois je regarde ces mots-clés en y trouvant une certaine beauté et non pas avec amusement, comme c'est souvent le cas.

mardi 24 juillet 2007

Ironie de google

Des âmes perdues arrivent ici avec des requêtes comme doute sur mes sentiments. S'il y a bien des doutes et des sentiments sur ces pages, il s'agit de mes doutes sur ses sentiments. Pour le reste, je suis sûr de moi, merci.

samedi 7 juillet 2007

Note de service

Après la distance, c'est le temps qui va s'interposer entre elle et moi la semaine prochaine. Neuf heures de décalage entre la France et Salt Lake City. Une publication plus erratique est à prévoir, des horaires plus incongrus également.

samedi 30 juin 2007

L'acceptation

Depuis quelques temps, j'arrive à me relire sans être gêné par mes mots. Je crois que doucement, je commence à assumer mes textes. Longtemps, j'ai détruit mes écrits personnels car je trouvais prétentieux de vouloir écrire en cherchant les mots juste ce que je pensais. J'avais l'impression que ce que je faisais s'apparentait à l'ambition ridicule d'être un écrivain. À forcer une comparaison impossible à assumer, je n'arrivais pas à me faire à l'idée de conserver ce que je devinais médiocre.

Avec le temps, j'ai appris que le principal à mes yeux était les idées et les sentiments que je transcrivait, que l'essentiel était de faire de mon mieux pour y coller les mots qui convenaient. Si les mots finissent par ne plus me plaire avec le temps, ce n'est pas grave, ils étaient à leur place au moment où je les ai écrits, ils ont leur raison d'être. Libérer de cette contrainte, je finis même par apprécier non seulement l'écriture mais également la relecture de mes textes.

J'ai fini par me convaincre que je n'ai la prétention de rien, si ce n'est celle, déjà énorme, de faire de mon mieux.

jeudi 28 juin 2007

Tribu numérique

Rapidement après l'ouverture de cet espace, l'idée d'inviter certaines personnes à le lire est devenue une évidence. Il ne s'agissait pas pour moi d'un besoin, d'une motivation pour écrire, je n'ai jamais considéré mon lectorat comme un moteur et le caractère personnel de ce qui est dit ici, le besoin que j'éprouve actuellement à garder une trace de ce que je vis, fait qu'ici, plus encore qu'ailleurs, je n'ai pas besoin d'être lu pour écrire.

Non, ma principale motivation en invitant quelques personnes à venir me lire est de partager avec eux plus que ce que j'ai pu leur offrir durant les dernières années. Alors que j'ai finalement peu échangé directement avec eux, que je n'ai même jamais rencontré quelques uns, j'ai avec eux une relation privilégiée. La plupart sont mes contemporains numériques, ils forment une petite tribu de gens dont je me sens proche et dont il me semble partager la vision des choses.

Leur présence, même silencieuse, m'est précieuse. Le partage n'a pas toujours besoin de mots.

lundi 25 juin 2007

Le temps des paraboles

Je me suis rendu compte que j'utilisais énormément de paraboles dans les textes précédents. En y réfléchissant, j'ai l'impression d'avoir cédé à la facilité. Il est plus simple de remplacer l'expression de ses sentiments par des images maladroites. Tout cela cache des mots plus difficiles à trouver, des sentiments qui auraient mérité de prendre toute leur ampleur en ne se cachant pas derrière des façades confortables. Oser briser cet écriture polissée et fade qui cache l'intensité de ce que j'essaie de décrire.

lundi 18 juin 2007

Écrire au présent

J'ai fini par rattraper mon retard. Le billet précédent est publié au présent, pour la première fois. Vu ses conséquences sur moi, je ne sais pas comment je ne sais pas si je dois continuer à relater les évènements avec aussi peu de recul. Mettre des mots sur des sentiments si frais est très fortement déstabilisant, surtout quand ces mots vous font mal.Je suis partagé en le soulagement que me procure l'extériorisation tout cela et la douleur de ce que j'ai besoin de raconter. Peut-être qu'il faut quelques temps entre les évènements et leur récits pour ne pas écrire à vif.

vendredi 15 juin 2007

L'empoi du temps

Parler d'évènements avec un certain recul modifie la perception des choses. Quand je parle de mes moments de doute lors de la séparation, je le fais en sachant qu'elle finit par arriver. Si j'avais écrit mes impressions à chaud, aurais-je parler de ce sentiment de bascule ? Certainement, car il me semble que même à l'époque, je l'avais ressenti ainsi mais était-ce vraiment le cas ? Il n'y a rien de plus traitre que les souvenirs.

Cet écrit à distance me rappelle deux choses. La première est le carnet de Karl, la course qu'il menait pour tenir ses écrits quotidiens publiés quelques jours ou semaines après la date qu'il leur attribuait. J'admire toujours autant la régularité avec laquelle il publiait (et la qualité de ses publications mais ce n'est pas le sujet). Je me suis toujours demandé si ses écrits étaient issus de notes prises le jour même et, si c'est le cas, s'il récrivait ou non ces notes. La seconde est un livre, l'emploi du temps de Michel Butor, où le personnage principal tente de tenir un journal quotidien, sans jamais réussir à rattraper son retard initial, et où la vision des évènements passés se heurte au présent.

mardi 12 juin 2007

Le rapport à l'intime

Comment ai-je pu décider de céder à la tentation d'aborder mon intimité sur un blog, moi qui me l'étais refusé pendant si longtemps ? J'avais peur que la relecture des derniers premiers billets de ce blog fasse apparaitre une gêne. Finalement, non, exposer une telle partie de sa vie n'est pas plus impudique que de donner son avis, que d'émettre une idée.

J'ai l'impression que les problèmes personnels sont finalement plus universels que les idées. La douleur de la séparation est pus facilement partagée qu'une vision du monde ou de la société. Si l'écriture ici est pour l'instant plus égocentrique, elle ne me dévoile pas plus que quand je parle du monde qui m'entoure, bien au contraire. Mon "je" est d'abord construit sur mon rapport aux autres.

vendredi 8 juin 2007

Le déclencheur

Je n'ai pas encore expliqué pourquoi je voulais parler. Le dernier billet ne faisait qu'expliquer pourquoi je voulais le faire ici il ne donnait pas la raison de ce besoin d'écrire.

Une histoire sentimentale, des mots à mettre sur une séparation, sur l'après. J'ai failli parler de rupture avant de me reprendre. Il ne s'agit pas de rupture, ce n'est pas si brutale. Un peu comme l'image d'une corde qui cède brin par brin sous le coup d'une tension qui augmente. Les idées se bousculent dans ce genre de situation. À défaut d'y mettre de l'ordre, j'avais envie de les clarifier en y collant mes mots, d'en garder une trace et de tenter de les distinguer.

Explication

Puisqu'il me faut un peu d'intimité, et un (minimum) d'anonymat, que le jour venu cela pourra changer, qu'il est un autre endroit trop fréquenté pour y écrire sans la gêne des lecteurs, alors il fallait créer cet endroit, pour y écrire tout ce que je ne dis pas, pour y fixer les choses.

Je crains de faire une crise d'adolescence après l'âge, je ne sais pas si c'est un très bon signe pour la qualité de ce qui suivra. Après tout, peu importe, c'est justement pour ne pas se soucier des jugements extérieurs que je suis ici, par besoin de mettre des mots sur mes pensées.