Le déversoir personnel

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vendredi 23 octobre 2009

Intermède musical (16)

Au détour de mon écoute régulière de la tournée des grands espaces (se peut-il que qu'après la mort de Bashung, des gens soient encore passés à coté de ce joyau ?) je retombe sur "Mes Bras". Un extrait sorti du contexte comme d'habitude, si proche des pensées qui me hantent régulièrement.

Je me tue à te dire Qu'on ne va pas mourir

Sauve toi Sauve moi et tu sauras où l'acheter le courage

Alain Bashung - Mes Bras

jeudi 22 octobre 2009

Animal social

Hier, très bonne soirée concert, dans ce petit bar de Metz. L’ambiance est bonne, la musique également. Tous les éléments sont là pour que je passe une soirée réussie.

Pourtant, mon cerveau ne cesse de me rappeler que ces moments là, je veux les partager. Égoïstement, j’ai besoin d'une autre. Il m’est impossible de profiter pleinement de ces moments seul. Pris dans mes contradictions, je sortais peu en étant en couple, je dévore la vie seul. Cela rend le plaisir encore un peu plus amer. J’ai envie de laisser tout cela de coté, de me laisser porter par la musique. Impossible, son absence me revient en flash. J’aimerais tant, exactement là, pouvoir échanger avec elle, même d'un simple regard complice.

La solitude me pèse jusque dans les moments de plaisir.

samedi 12 juillet 2008

Intermède musical (15)

Il y a longtemps que je n'ai pas écrit ici. Tout va donc bien et pour la peine, je vous mets quelques paroles de circonstances, qui se devaient d'être ici quand je les ai entendu ce soir :

Mama told me when I was young
Come sit beside me, my only son
And listen closely to what I say.
And if you do this
It will help you some sunny day.
Take your time... dont live too fast,
Troubles will come and they will pass.
Go find a woman and youll find love,
And dont forget son,
There is someone up above.

[...]

Boy, dont you worry... youll find yourself.
Follow you heart and nothing else.
And you can do this if you try.
All I want for you my son,
Is to be satisfied.

Lynyrd Skynyrd, Simple man —

Et en cadeau, la reprise par deftones, qui tourne en boucle au moment où j'écris tout cela.

jeudi 31 janvier 2008

Point final

J’avais commencé à écrire ici en parlant de cette histoire. Ce week-end, elle viendra rechercher ses dernières affaires ici. Ce matin, j'ai réécouté « à prendre » de Christophe Miossec en me levant. Les paroles du déménagement m'ont rappeler un souvenir lointain :

On a réuni tant d'affaires pour se faire exister
Pour se donner l'air d'en prendre pour perpétuité
En encombrant l'atmosphère en vivant en apnée

[…]

On a accumulé un enfer dont il faut se séparer
C'est aujourd'hui que l'on se délaisse
C'est aujourd'hui que l'on se chasse
Pour une nouvelle adresse
Pour une nouvelle impasse
Pour ailleurs aller poser nos fesses
Pour ailleurs aller reprendre une place

Tout cela est tellement vrai. Ce week-end, elle sera chez moi, à déménager, seule. Je serai ailleurs.

samedi 26 janvier 2008

Les petits rien

On ne peut pas dire que ça va bien mais après tout, ça ne va pas vraiment mal non plus. Un moment en équilibre, instable, où l'on se demande de quel coté on va pouvoir tomber. J'ai relu Parapluie de Johann Sfar et c'est toujours bien. Massive Attack et Portishead en duo en musique de fond, c'est vraiment pas mal. Je me suis servi un verre de Fleurie 2004 et c'est pas mal non plus.

Quand on a du mal à décrocher de grands bonheurs, on peut toujours se raccrocher aux petits, ceux là ne sont jamais déçus.

lundi 21 janvier 2008

Intermède musical (14)

Avant de trouver le sommeil, je repense à sa tristesse. Il va lui falloir souffrir pour apprendre à oublier, attendre que le temps lisse la douleur. Je ne peux rien faire. Je repense à son désespoir, à sa tristesse. Les mots de The blower’s Daughter de Damien Rice me viennent à l'esprit. Si proche de notre conversation de ce soir, si proche et si loin de moi…

I can't take my eyes off of you
did i say that i loathe you?
did i say that i want to
leave it all behind?
I can't take my mind off of you
my mind
’til i find somebody new

Damien Rice – The Blower's Daugther

mercredi 16 janvier 2008

Intermède musical (13)

Je me souviens quand j'ai repris goût à la musique des Pixies. C’était pendant ma thèse. Je ne me souviens plus pourquoi je me suis mis à ressortir ces disques, juste que je n'arrivais plus à m'en décrocher. Au milieu de tous les titres, Hey! Revenait en boucle. J'étais capable de l'écouter des dizaines de fois sans m'en lasser. La ballade de la basse de Kim Deal, la voix au bord de la rupture de Frank Black. La guitare donnant l'impression de souffrir à la suite des paroles. Les paroles… Je la réécoute régulièrement depuis, une sorte de retour aux sources. Quelques mots, en début de chanson retiennent mon attention, un peu plus que d'habitude :

Hey
Been trying to meet you
Hey
Must be a devil between us

jeudi 20 décembre 2007

Intermède musical (12)

Tool est certainement le groupe de metal progressif que j'apprécie le plus. Des compositions soigné, une musique finalement assez accessible pour ce style de musique, et un talent hors-norme, autant pour la composition et l'interprétation que pour l'écriture. Des textes intelligents, touchants. En écho à un texte récent sur les erreurs de jugement qui a fait réagir Pascale, j'ai réécouté Schism avec un intérêt tout particulier. Rythmes changeants, ligne de voix saccadée mais globalement douce, très grande maitrise technique, ce morceau est très représentatif de l'œuvre de Tool.

I know the pieces fit cuz I watched them tumble down
no fault, none to blame it doesn't mean I don't desire to
point the finger, blame the other, watch the temple topple over.
To bring the pieces back together, rediscover communication.

ToolSchism

P.S. : Cadeau de Noël, voilà le morceau :

vendredi 14 décembre 2007

Intermède musical (11)

I hope you're feeling happy now
I see you feel no pain at all it seems
I wonder what you're doin' now
I wonder if you think of me at all
do you still play the same moves now
or are those special moods
for someone else
I hope you're feeling happy now

Skunk AnansieHedonism

C'est le premier couplet de cette chanson, dont je recommande la version acoustique. Il ne faut pas prendre cette référence comme une énième page de regrets. La page est presque complètement tourné. Je me demande juste vraiment ce qu’elle pense maintenant. Je me le serai demandé tout au long de notre relation, je continue après.

mardi 4 décembre 2007

Le corps et l'esprit

Je suis rentré assez tard hier soir. Impossible de trouver le sommeil immédiatement. Bien qu’épuisé par le voyage, il me fallait un peu de temps pour évacuer l'excitation du trajet. Sur la route du retour, Amanda Palmer, la chanteuse des Dresden Dolls débitait en boucle les paroles de Girl Anachronism avec une énergie communicative. La tête encore à Kiev, je retrouvais en plus quelques repères, j’étais bien.

Je crois que ce voyage est le plus dépaysant qu'il m'est été donné d'effectuer. L’absence quasi totale de l'alphabet occidental, la difficulté pour communiquer dès que l'on sort du centre ville y est pour beaucoup. Entre modernité et image d’Épinal des années 50, entre mode de vie occidental et l’architecture traditionnelle slave et soviétique, ces dix jours laissent des souvenirs délicieux. Il y a bien longtemps que je ne me suis pas autant déconnecté de mon quotidien, et ce malgré mes obligations professionnelles.

Voilà, je suis de retour, je vais bien ou du moins j'ai réussi à me convaincre. Quelle différence ?

lundi 12 novembre 2007

Intermède musical (10)

J'ai retrouvé ce disque d’Autour de Lucie dans un carton qui n’avait pas encore quitté le débarras où il était entreposé lors du déménagement, le carton était entrouvert, le plastique du disque couvert de poussière commençait à faire disparaitre la pochette.. Des sons me sont revenus en tête, des mélodies minimalistes, une voix douce, des textes posés, un ensemble tellement beau qu'il met mal à l'aise. Au milieu des pépites, il en est une qui touche au cœur. Je suis un balancier.

Je suis un balancier, une barre entre les doigts,
Un coup la tête haute, une autre fois le front bas,
Toujours à la limite, quand je perds l'équilibre,
On croit que je tombe, mais je ne tombe pas.

Je ne sais plus très bien ce qui m'entraine, ce qui me retiens,
Qui m'aime me suive, de bas en haut,
De haut en bas, et je me balance, c'est comme ça.

Pourtant j'avais des vertiges, quand j'avais le vide sous moi,
Je n'en menais pas large, on ne ménageait pas. […]

Autour de LucieJe suis un balancier

lundi 29 octobre 2007

Le mal de vivre

Cela aurait pu être un intermède musical. Alors que je cherchais les mots pour parler de mon état d'esprit, c'est ceux de Barbara qui me sont venus en tête.

Ça ne prévient pas quand ça arrive
Ça vient de loin
[…]
Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu'il faut bien vivre
Vaille que vivre

Il y avait avant une raison précise, un contexte qui justifiait les douleurs. Aujourd'hui il n'y a rien, juste l'impression vague de ne pas être à ma place, sans savoir où elle se trouve véritablement. Je suis malade, j'ai à peine vu le jour aujourd'hui, cela doit certainement jouer sur mon moral. Oh il ne s'agit de rien de bien grave, juste un mal être passager, un mal être que la solitude accentue.

C'est pas Valmy, c'est pas Verdun
Mais c'est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient

Et alors que mes yeux me brulent, alors que la fatigue et la fièvre se mêlent pour me pousser à dormir, je ne peux m'y résoudre, tourmenter par je ne sais qu'elle malaise incompréhensible. J'aurais besoin de quelqu'un dans ces moments là, et c'est son image qui me vient.

Et tous seuls dans le silence
D'une nuit qui n'en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n'en sont pas revenus

— Barbara, Le mal de vivre

Il est temps d'éteindre les lumières et de sangloter dans le noir, la nuit va passer, tout cela sera peut-être oublié demain.

vendredi 21 septembre 2007

Intermède musical (9)

Je n’arrive pas à trouver les mots qui permettent d’expliquer pourquoi cette chanson est d’actualité, peut être parce que ces mots seraient une redite des paroles.


— Jacques Brel, Mathilde

lundi 17 septembre 2007

L'activité cérébrale

Penser, ruminer, réfléchir, imaginer, rêver, construire, échafauder, se remémorer, anticiper… Je crois que j’ai besoin d'une lobotomie. Durant mes insomnies, il m’arrive de repenser au duo de Jeanne Cherhal et Jacques Higelin :

Je suis debout dans la cuisine
Et je ne pense à rien.
Enfin à rien, c’est difficile,
Même impossible.
Y a toujours un p’tit quelque chose
Qui vient on ne sait d’où,
Un détail sur le mur, le papier peint
Une parole pas digérée.
Quand on voudrait avoir la tête vide,
Ça nous vient comme ça.
Je voudrais dormir.

mercredi 12 septembre 2007

Delilah, encore

À croire que s'il fallait une bande son à ma vie, Delilah des Dresden Dolls pourrait sans problème être candidat pour cette année 2007. J'avais déjà expliqué qu'elle m'avait accompagné souvent lors de ma séparation, avec le crescendo dramatique de sa musique et son thème chargé d'émotion. Elle est ensuite revenue régulièrement à a surface, m'enveloppant de ses notes les soirs de déprime.

Ce qui suit m'oblige à décrire brièvement le contenu des paroles, sous peine de paraitre abscons (c'est bien la première fois ici que je me force à faire une digression pour mes lecteurs, j'avoue ne pas aimer cela, j'ai l'impression d'écrire pour vous plus que pour moi). Delilah vit une histoire difficile, avec un homme qui la néglige et qui la bat, mais qu'elle ne peut s'empêcher de rejoindre après chaque séparation. La chanson correspond aux conseils musclés et francs de l'amie de Delilah qui cherche à lui faire comprendre que cette relation la détruit.

Depuis quelques jours, j'ai le rôle du personnage principal de cette chanson. Ma Delilah n'est pas battue mais je connais les affres des déceptions amoureuses, je crains qu'elle ne leur fasse bientôt face. Je sais que les similitudes entre ce qu'elle vit et la chanson iront jusqu'au refus de mes conseils. Je sais qu'il lui arrive de passer par ici, si elle lit ses mots, je voudrais juste lui dire que le moment venu, je serai là pour les dernières paroles de la chanson.

vendredi 7 septembre 2007

Régression

En commençant à écrire ici, j'écrivais Je crains de faire une crise d'adolescence après l'âge. La nuit d'hier en est la preuve : isolement, the Cure et pleurs, le triptyque classique de l'adolescent des années 90. Si j'arrivais à avoir encore suffisamment de recul, j'aurais honte de moi.

Intermède musical (8)

Il est trop tard pour trouver une description pour la chanson d'aujourd'hui, In between days, de Cure. Au bout de la nuit, elle tourne depuis des heures sur mon PC. A la version originale, trop rythmée, j'ai préférée une version acoustique assez épatante enregistrée lors de la session unplugged de Korn pour MTV, plus vibrante et plus en phase avec le texte que l'originale à mon avis.

yesterday i got so old
i felt like i could die
yesterday i got so old
it made me want to cry
go on go on
just walk away
go on go on
your choice is made
go on go on
and disappear
go on go on
away from here

and i know i was wrong
when i said it was true
that it couldn't be me and be her
inbetween without you
without you

mardi 4 septembre 2007

Intermède musical (7)

Je parlais juste avant d'une chanson. Il s'agit d'un titre de noir désir assez court, intitulé ''Septembre, en attendant''. Guitare minimaliste, chant à la limite de la parole, avec un phrasé et un ton qui donne le frisson, un des plus beaux textes du groupe. Choisir un extrait est difficile, je m'y risque tout de même :

En septembre, en attendant la suite
Des carnages il se peut, qu'arrive la limite

J'y pense encore
J'y pense
Ensemble, maintenant
On peut prendre la fuite
Disparus, pfffuit
Avant qu'ils aient fait ouf

vendredi 31 août 2007

L'appel du vide

Je suis sujet au vertige. Lorsque je suis en hauteur face au vide, regarder le sol provoque une sorte de tourbillon qui semble m'aspirer, provoquant un malaise et une gêne difficilement contrôlable, même à faible hauteur.

Oui, de premier abord, cette déclaration ne semble avoir que peu de lien avec mes préoccupations habituelles en ce lieu. Pourtant, il est des moments où certaines chansons provoque chez moi le même tourbillon, cherchant à m'attirer vers le vide des mauvais jours.

Aujourd'hui, moment de doute et de solitude. La liste de lecture de mon ordinateur trouve le moment opportun pour lâcher dans l'arène de mes pensées Delilah et ses amers souvenirs. À la fin de l'écoute, l'envie est grande de repasser la chanson en boucle. Cette fois je ne cède pas, le vague à l'âme va passer, la tempête a juste été un peu plus forte que d'habitude.

dimanche 5 août 2007

L'été, la balançoire et Rosie Thomas

Depuis que j'ai déménagé, c'est le premier week-end qui ressemble à l'été. Ciel bleu, chaleur, léger vent qui fait bruisser les feuilles du noyer voisin. J'ai des fruits à cueillir mais ils attendront. J'ai préféré m'installer sur la balançoire pour lire un peu. A l'intérieur, Rosie Thomas chante ses mélodies douces, matinées de folk et de country. Le son me parvient, lointain, et berce mes oreilles, offrant un contraste saisissant avec l'horreur simple des Bienveillantes.

Tout ceci est insignifiant, mais cela faisait longtemps que je n'avais pas pris le temps de vivre. Un avant goût de vacances. C'est ces moments là que je n'avais pas réussi à préserver en étant en couple. C'est ce qu'il nous faudra garder : pouvoir profiter du temps, seul, parfois.

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