Le déversoir personnel

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vendredi 23 octobre 2009

Déchargement d’âme

Réussir à me relire et à replonger dans les idées noires, voilà longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Les évènements de ces derniers jours ont remué le fond de mes pensées, le tout est redevenu trouble, tout ce que j’imaginais avoir laissé définitivement au fond remonte à la surface.

Sans contrôle sur les évènements, les mauvaises habitudes du passé reviennent. Peu importe le sens de rotation, dans les deux hémisphères, le siphon vous tire vers le bas. Réfugié artistique, j’abuse de musiques, je reviens écrire en ces lieux, tout pour m’accrocher et ne pas sombrer.

Il en faudra du temps pour imaginer autre chose que ce qui n’a pas été fait. Il en faudra des désillusions pour renoncer. Candidats à l'impossible, votre passeport est validé, vous pouvez embarquer. Il en va des histoires impossibles comme des charges héroïques ; même si elles ne peuvent s'achever par un succès, il n’est pas imaginable d’y renoncer. La même phrase type applicable à tant de situations. Le vague espoir que la campagne finisse par un succès. Plutôt périr que de sacrifier ses sentiments.

Pardonnez l’obscurité de mes propos, il fallait que tout cela finisse ailleurs qu’en moi. Piochez-y ce que voudrez, le partager me fait plaisir.

mardi 7 août 2007

Entretenir l'espoir

Nous sommes passé du stade du refus à celui de l'hésitation. Plus clairement, nos retrouvailles sont plus probables qu'avant. Je m'en réjoui, certainement plus que je ne le devrais, peut-être trop, tellement que je me mets à le craindre.

Depuis cette hésitation, je me suis mis en tête, sans pouvoir me raisonner, que je la verrai bientôt. J'ai peur d'un brutal à la réalité. Je sais bien qu'une hésitation n'est pas un accord mais rien n'y fait. Avec cet espoir irraisonné est remonté à la surface le besoin d'une présence, de pouvoir simplement être à son contact.

L'envie, l'espoir et les sentiments prennent le pas sur la raison, une fois de plus. Je suis toujours agréablement apeuré par le vertige qui s'empare de moi dans ces moments là. J'aime le sentiment actuel mais je ne peux m'empêcher de me demander comment cela va évoluer.

dimanche 29 juillet 2007

L'atténuation des peurs

Depuis un certains nombre de jours j'ai moins peur de la perdre. J'appréhende différemment nos discussions, comme s'il était dorénavant inéluctable que le temps finissent par nous réunir. Je ne sais pas ce qui a provoqué ce changement. Peut-être que je considère plus positivement ses réactions, que j'y vois des preuves d'attachements plus claires. Peut-être n'est ce pas ma perception qui a changé mais son comportement. Je n'en sais rien et après tout cela m'importe peu. Je sais juste que cela contribue à mon bien-être et me permet d'attendre avec plus de sérénité.

Bien sûr, il reste des moments de doutes, mais désormais je parviens à me rattacher à ces convictions pour ne pas leur laisser prendre le dessus.

mardi 3 juillet 2007

Ravaler sa douleur

Se taire. Taire mes peines pour ne pas la brusquer. Voilà quelques temps que je fais cela. Quelques temps que je me tiens à cette promesse d'attendre pour ne pas tenter plus expressément de la revoir. Je m'y tiens pour elle, pour ne pas qu'elle ait à se décider hâtivement, pour qu'elle prenne le temps de savoir ce qu'elle veut. Je le fais pour moi, pour ne pas la perdre, pour garder le contact avec la plus belle rencontre qui me soit arriver depuis longtemps.

Lorsque nous parlons ensemble de ces retrouvailles, j'évoque mes peurs, mes espoirs mais rarement mes peines. Elle n'a pas à y être mêler car elle n'en est pas responsable. C'est l'effet de bord de nos peurs, de la recherche d'un accord entre nos envies. Hier après notre discussion, quand je me suis retrouvé seul, toutes ces peines sont remontés à la surface. J'ai pleuré, longtemps. Cette douleur n'est que passagère, je sais que nous nous retrouverons et pourtant elle est déjà si forte que j'ai eu à la fin de mes sanglots une pensée pour cet ami qui lui est définitivement éloigné de son amour, comme ma douleur est bien faible comparée à la sienne.

Je sais qu'elle apprendra cela ici. Je souhaite que tu ne m'en veuilles pas et que tu n'en m'en tiennes pas rigueur. Cela finit toujours par passer. L'espoir est un moteur suffisant pour me remonter à la surface.

lundi 2 juillet 2007

La danse des démons

Toujours les mêmes démons qui me dévorent de manière irraisonnée. La peur de la perdre, l'angoisse due à son absence. Rien de tangible, rien qui ne résiste à l'analyse. J'ai depuis longtemps perdu la trace du concret dans notre relation en laissant les démons des doutes danser en tâche de fond. Ils rejettent toutes les justifications fondée des situations que je rencontre. Ils y substituent des théories fantasques, qui ne résisterais pas aux faits. Je déteste être prisonnier de cette situation. Je ne connaissais pas, du moins autant que je m'en souvienne, cette situation où la raison ne fait que subir des défaites face aux émotions.

En ce moment encore, la fièvre de l'angoisse m'envahit. J'ai beau l'écrire pour l'exorciser, cela ne change rien. Mes sentiments ont trop longtemps dormi pour rester inactifs. Pour se venger, ils sont revenus accompagnés de leurs démons.

dimanche 24 juin 2007

Les craquements

Imaginez grimper le long d'une échelle dont chaque barreau donne l'impression de vouloir rompre. La peur au ventre à chaque craquement. À chaque étape, le but est plus proche et vous vous sentez plus vulnérable. Les tensions, inévitables, provoquent des peurs irraisonnées.

J'avais écrit cela au début de notre relation, avec en tête une altercation anodine qui m'avait mis mal à l'aise. Cela n'était rien par rapport à ce que nous avons vécu tout à l'heure. Il s'agissait aujourd'hui de bien plus d'une simple anicroche. Moi qui prends tant de soin à choisir mes mots ici, je me suis révélé incapable d'éviter d'être blessant avec elle. Je sais qu'en tant normal j'aurais déjà été terriblement peiné et honteux de mon comportement. À cela se rajoute ici la peur d'avoir détruit un édifice fragile.

Entre tous les moments agréables, nous continuons de construire notre relation sur la peur. La nuit va être longue.

mercredi 20 juin 2007

Espoirs et doutes

Tu réfléchis trop. J'étais perdu dans mes pensée la première fois qu'elle m'a dit cela de vive voix, je l'ai regardé avec un sourire coupable et forcé avant de répondre simplement je sais.

Oui, je le sais. Malheureusement, je n'arrive pas à changer cela. Dès que mon confort quotidien s'écroule, que j'ai l'impression que ce qui m'entoure n'est pas stable, mon cerveau se met en branle. J'aime avoir l'impression de savoir où je vais. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les derniers évènements ont tout chamboulé. Partager entre la peur de tout perdre et l'espoir d'une relation, mes pensées et mon moral fluctuent avec force et rapidité. Je suis resté trop longtemps en couple, attaché à mes certitudes, sans la peur de perdre quelqu'un. Je suis parti, en m'habituant à l'idée de perdre l'autre. Je découvre aujourd'hui quelque chose qui me fait un mal fou mais dont je ne peux ni ne veux me passer.

lundi 18 juin 2007

Peur et sentiments

J'avais commencé une réflexion sur les raisons de ma peur sans réellement trouver les mots, faute d'avoir un minimum clarifier mon esprit à ce sujet. Il a fallu que j'aborde le sujet avec elle pour choisir d'aborder le sujet ici sur les bases des idées nées de cette discussion.

La séparation se nourrit de critiques de l'autre, de sentiments de gêne, plus ou moins clairement exprimées. Ces points négatifs sont dès lors autant d'éléments que je souhaitais éviter de retrouver. Aussi, trouver quelqu'un qui, parmi ses qualités, compte celle de ne pas reproduire ces comportements me déstabilisaient. Cette rencontre, en plus de tout le plaisir qu'elle me donne est également la possibilité de me prouver que mon choix avait un sens, qu'il n'était pas le simple gâchis d'une relation dans une quête irréaliste. Tout cela exacerbe mes sentiments, fait que chaque petit pas en avant est un pas de géant et chaque doute provoque des angoisses incontrôlables.

vendredi 15 juin 2007

La découverte

Elle, donc. Arrivée sans que je ne me pense près pour cela. Ce n'est pas que je ne la cherchais pas, c'est juste que je ne pensais pas la trouver, un peu comme ces chercheurs de trésors qui tirent leur satisfaction dans leur recherche, sans réellement espérer une éventuelle trouvaille.

Le plaisir de parler de tout et de rien, de se trouver des points communs, d'apprécier le ton de l'autre. Jouer malgré soi le jeu de la séduction. Tomber sous le charme, sentir que je ne laisse pas indifférent. À ces moments enivrants se mêle une peur perfide, la peur de décevoir l'autre. Sans ces blessures récentes, cette peur est juste déplaisante, surtout au début d'une relation, quand l'engagement est faible. Par contre, quand les sentiments que vous développez vous aide à vous reconstruire, c'est différent. Imaginez grimper le long d'une échelle dont chaque barreau donne l'impression de vouloir rompre. La peur au ventre à chaque craquement. À chaque étape, le but est plus proche et vous vous sentez plus vulnérable. Les tensions, inévitables, provoquent des peurs irraisonnées.

La peur de la perdre laisse penser que tout ce que j'ai vécu jusqu'ici était justifié, que toutes mes décisions s'imposaient. Ressentir de nouveau des sentiments qui m'avaient fait défaut. Les certitudes renaissent dans la peur. Je ne me souvenais pas que la peur pouvait être accompagnée de sentiments aussi agréables.