Quand je pense que dimanche matin, je prenais tranquillement des notes de
voyages sur mon carnet à spirale, au milieu de l'agitation ambiante. J'ai
continué jusque dimanche. Dans l'avion pour Atlanta, j'étais trop fatigué pour
y penser et l'endroit ne s'y prête guère à cause du bruit et de l'étroitesse
des places. Après, j'ai eu d'autres raisons de ne pas prendre mon carnet et
pourtant, il y avait des notes à prendre. C'est que le voyage a été et est
encore mouvementé.
Première étape, le décollage de Paris. La vérification des bagages prends
plus de temps que prévu, l'avion a une heure de retard. J'ai une heure trente
de battement entre l'arrivée normale et ma correspondance, au moment où on
décolle, je sais déjà que je devrai changer de correspondance.
Deuxième étape, l'arrivée à Atlanta. Le vol a été très fatiguant, il est
deux heures du matin en France. Arrivé à l'immigration, je tends l'ensemble des
documents, passe mais deux index sur la machine à empreintes, évite de sourire
à la caméra.L'employé est presque aimable, plus que le souvenir du précédent,
dix ans plus tôt. Il me tend mon passeport et ma carte de douane, je prends
machinalement mes papiers et continue. Je récupère ma valise sans problème,
heureuse surprise, je ne pensais pas qu'il suivrait si facilement après mon
débarquement pour sur-vente à Paris. Je passe la douane sans problème. Les
choses se sont compliqués quand j'ai voulu sortir mon billet pour aller vers le
comptoir de Delta Airlines pour l'échange. Depuis la porte de l'immigration je
ne tenais plus que mon passeport et la carte de douane. L'homme avait oublié
mes billets (dont il n'avait pas besoin) sur son comptoir.