Le déversoir personnel

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mercredi 19 septembre 2007

Le choix des mots

Ça fait plusieurs mois que je me bats ici pour trouver le mot juste pour chacun de mes textes. Des mois et je n'ai toujours pas appris à faire de même dans ma relation avec les autres. Je doutais de la qualité de cet anniversaire, je sais maintenant que cette journée est la pire depuis longtemps.

Je ne sais pas si j'arriverai à réparer mon erreur de ce soir, je sais juste qu'elle me pèse comme jamais. La trentième année commence de la pire des manières. Je crois qu'il va vraiment falloir que je mobilise toute mon énergie pour arranger les choses.

P.S. : il est minuit passé, « It's a motherfucker » tourne en boucle. Rechute.

vendredi 13 juillet 2007

Les aventures de Salt Lake City (4)

J'ai peu dormi cette première nuit. Le lendemain, à la recherche de mon adaptateur secteur et pour récupérer mes billets, j'en profite pour découvrir Salt Lake City de jour. J'ai toujours eu une certaine facilité pour me sentir à l'aise dans les endroits que je visite. Je ne m'y sens pas bien car quand je n'y suis pas actif la solitude me pèse, mais je n'ai jamais ressenti de difficulté particulière pour évoluer ailleurs, je ne me sens pas longtemps étranger. Après avoir fait plusieurs magasin d'électronique, j'ai fini par me résoudre à acheter mon adapteur à l'aéroport où je passais pour régler mon problème de billets. J'ai d'ailleurs dû y aller deux fois, deux jours de suite, pour régler complètement le problème. La solution a été à la fois plus simple et plus rapide pour mon bagage, que j'ai récupéré le matin suivant mon arrivée à l'hôtel. Petit à petit, les éléments retrouvent leur place. Reste que je n'arrive pas à m'adapter au rythme, que je ne trouve pas le moyen de lui parler assez à mon goût et que cela me manque.La fatigue et ce manque, ensemble, jouent un peu sur mon moral mais je m'attendais à pire.

mercredi 11 juillet 2007

Les aventures de Salt Lake City (3)

L'avion est encore parti avec une demi heure de retard, au point où j'en suis, ce n'est plus très grave. A défaut de dormir, je profite du trajet pour me reposer, j'alterne les moments les yeux fermés et ceux où j'observe à travers le hublot la beauté des lumières des villes la nuit. Il est plus de onze heures à Salt Lake City quand l'avion atterri, soit sept heure du matin en France. Je me dirige vers les tapis de bagages avec le pressentiment que mon bagage ne sera pas là. Il faut dire qu'entre le chaos d'Atlanta et la réussite de mon voyage jusqu'ici, les signaux sont clairs. Je regarde le tapis cracher les bagages un par un pendant un bon quart d'heure puis attend encore cinq bonnes minutes, le temps de voir le nom du vol suivant s'afficher en lettres rouges au dessus du tapis, avant de me résoudre à penser que mon pressentiment était justifié.

Il est minuit quand je passe au service de réclamation des bagages. Ma valise devrait arrivée le lendemain, je devrais survivre à cela. Je sors, et me dirige vers un jeune taxi noir. Durant le trajet, on échange les banalités classiques de ce genre de situation : d'où je viens, pourquoi je viens. Il en profite pour bredouiller quelques mots de français. La conversation a beau être d'une banalité affligeante, son ton décontracté et la fin proche de mon périple lui donne une saveur particulière. Nous arrivons enfin à l'hôtel. Il est bientôt une heure du matin. Je monte dans ma chambre et avant de me coucher, je contacte par courriel mon agence de voyage pour lui expliquer ma situation et j'envoie de mes nouvelles à Isabelle. Je n'ai pas sommeil et pourtant je sens ma tête tourner à cause de la fatigue. Je me résous tout de même à me coucher, le sommeil viendra tout de même rapidement.

Les aventures de Salt Lake City (2)

J'ai toujours du mal à changer de langue. Mon anglais n'est pas trop mauvais mais les premiers moments sont toujours difficiles, comme s'il me fallait du temps pour démarrer la partie de mon cerveau qui s'occupe de la traduction. Là, au milieu de l'aéroport, la situation et la fatigue ne m'aidait pas. Je commençais tant bien que mal à expliquer ma situation au personnel de l'aéroport qui me dit de voir cela avec la compagnie aérienne. La file d'attente pour accéder au comptoir Delta est longue, certainement à cause du retard de l'avion. J'arrive enfin face à une employée de la compagnie. Je lui explique en cherchant mes mots la situation et fini par me faire comprendre. Après plusieurs coups de fil et appel radio, elle trouve quelqu'un pour chercher mes billets et me crée déjà un coupon de vol pour le prochain départ pour Salt Lake City, dans une heure et demi.

Je la remercie et regarde le chaos devant moi : Le transit des bagages est effectué manuellement. Du fait du passage à la douane, la totalité des voyageurs en transit ont sorti leur bagage et les dépose dans la salle de transit, où les employés doivent finir par les renvoyer dans le circuit classique de tri. Le problème est que les voyageurs sont trop nombreux et les employés débordés. Il ne reste plus que de minces passages pour circuler dans le grand hall, le reste du sol est jonché de bagages.

Assis dans le hall, je fait la brève connaissance d'une mexicaine qui scrute les bagages qui sont déplacés vers les tapis pour retrouver le sien. Nous échangeons quelques banalités. Cela me fait du bien de parler anglais dans un contexte plus détendu. Elle finit par retrouver presque par miracle son bagage et me laisse en me saluant une dernière fois. Cela fait maintenant trois quart d'heure que j'attends, je repasse au comptoir delta où j'apprends que mes billets n'ont toujours pas été trouvé et que je vais devoir continuer sans mes tickets. Je vais donc rejoindre mon vol pour Salt Lake City. Il est 9 heures du soir quand l'avion décolle, plus de deux heures du matin en France. Je ressens la fatigue mais n'éprouve pas le besoin de dormir.

Les aventures de Salt Lake City (1)

Quand je pense que dimanche matin, je prenais tranquillement des notes de voyages sur mon carnet à spirale, au milieu de l'agitation ambiante. J'ai continué jusque dimanche. Dans l'avion pour Atlanta, j'étais trop fatigué pour y penser et l'endroit ne s'y prête guère à cause du bruit et de l'étroitesse des places. Après, j'ai eu d'autres raisons de ne pas prendre mon carnet et pourtant, il y avait des notes à prendre. C'est que le voyage a été et est encore mouvementé.

Première étape, le décollage de Paris. La vérification des bagages prends plus de temps que prévu, l'avion a une heure de retard. J'ai une heure trente de battement entre l'arrivée normale et ma correspondance, au moment où on décolle, je sais déjà que je devrai changer de correspondance.

Deuxième étape, l'arrivée à Atlanta. Le vol a été très fatiguant, il est deux heures du matin en France. Arrivé à l'immigration, je tends l'ensemble des documents, passe mais deux index sur la machine à empreintes, évite de sourire à la caméra.L'employé est presque aimable, plus que le souvenir du précédent, dix ans plus tôt. Il me tend mon passeport et ma carte de douane, je prends machinalement mes papiers et continue. Je récupère ma valise sans problème, heureuse surprise, je ne pensais pas qu'il suivrait si facilement après mon débarquement pour sur-vente à Paris. Je passe la douane sans problème. Les choses se sont compliqués quand j'ai voulu sortir mon billet pour aller vers le comptoir de Delta Airlines pour l'échange. Depuis la porte de l'immigration je ne tenais plus que mon passeport et la carte de douane. L'homme avait oublié mes billets (dont il n'avait pas besoin) sur son comptoir.