Le déversoir personnel

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lundi 28 janvier 2008

Extrait de bureau (1)

Philippe et Patrik, à la pause café, après le repas de midi :

_ C'est un puits de 30 mètres, tu vois pas le fond, tu te laisses glisser et en bas ils te rattrapent.
_ Et t'as pas peur de faire des trucs comme ça ?
_ Non, c'est des professionnels hein, ils savent ce qu'ils font.
_ Oui. Challenger aussi, c'était des professionnels.

samedi 26 janvier 2008

Les petits rien

On ne peut pas dire que ça va bien mais après tout, ça ne va pas vraiment mal non plus. Un moment en équilibre, instable, où l'on se demande de quel coté on va pouvoir tomber. J'ai relu Parapluie de Johann Sfar et c'est toujours bien. Massive Attack et Portishead en duo en musique de fond, c'est vraiment pas mal. Je me suis servi un verre de Fleurie 2004 et c'est pas mal non plus.

Quand on a du mal à décrocher de grands bonheurs, on peut toujours se raccrocher aux petits, ceux là ne sont jamais déçus.

jeudi 17 janvier 2008

Ceux qui me tirent

Selon les jours, je me sens plus ou moins à l’abandon. Les moments très noirs de la séparation sont passés, il s'agit plus de jours où j'accuse le coup d'une mauvaise journée. Aujourd'hui, j'ai la vague impression que l’on s’est échiné à me tirer vers le haut. Dans de circonstances multiples, de façons diverses, il y a eu quelqu’un pour repêcher ce qui aurait pu être un jour médiocre. Avec de tels personnes, il est impossible d'avoir la tête sous l’eau pour des raisons si peu importantes.

mardi 13 novembre 2007

Valeur refuge

Des jours que je finis ma journée de travail en en commençant une autre chez moi. C'est mon refuge. Les périodes où j'ai été le plus actifs professionnellement ont toujours été celles où j'avais le besoin et la volonté de me vider l'esprit. Travailler tant que je ne sens pas la fatigue venir, réfléchir aux problèmes issus de ce travail avant de dormir pour ne pas penser à d'autres problèmes.

Ce rythme m'aspire, ne laissant que peu de place à l'écriture. Il y a moins à dire car je pense moins à ce qui a nourri tant de notes ici. Formuler les choses justement prend du temps, nécessite une analyse de soi que je me refuse à faire en ce moment. Il y aurait tant à dire, si je soufflais sur ces braises.

jeudi 18 octobre 2007

Le vide

Trouver l’envie, le temps d’écrire ici, malgré qu'il me semble que rien ne mérite de l’être. Peut être faut-il juste garder ces petites choses. Dans le combat ordinaire de Manu Larcenet (qui est magnifique d'ailleurs), le père du personnage principal tenait un carnet rempli de choses anodines. Peut-être que dans ces moments de creux je devrais en faire autant. Parler du plaisir du premier feu de cheminée d'octobre, des flammes qui viennent lécher les vitres, de la douce chaleur qui se propage.

Le mélange d’insouciance joyeuse, de moment neutre et de solitude pesante est toujours là, les vieux démons reviennent me hanter parfois. Rien de neuf vraiment, si ce n'est ce feu de bois.